Translate

mardi 22 janvier 2013

Les négociations sur la compétitivité patinent chez Renault

  
Les négociations sur la compétitivité patinent chez Renault
Mis à jour le  , publié le 
L'entrée de l'usine Renault de Flins-sur-Seine (Yvelines), le 15 janvier. 
L'entrée de l'usine Renault de Flins-sur-Seine (Yvelines), le 15 janvier. 
(THOMAS SAMSON / AFP)

Face aux syndicats, la direction de Renault a-t-elle tenté de passer en force ? Mardi 22 janvier, plusieurs délégués syndicaux ont accusé la direction d'avoir menacé, lors d'une séance de négociations, de fermer deux sites en France en cas d'échec des discussions sur un accord de compétitivité au sein du groupe. Quelques minutes plus tard, la direction a démenti ces accusations. Seule certitude : chez le constructeur automobile, les pourparlers patinent.

Ce que propose la direction

La direction égrène depuis des semaines ses propositions pour gagner en compétitivité dans ses sites français. Elle prévoit notamment la suppression de 8 260 postes d'ici à la fin 2016, une harmonisation du temps de travail et un gel des salaires pour 2013. Mais "Renault n'a jamais indiqué que 'deux sites' pourraient être fermés en cas de non conclusion des négociations en cours sur la performance de ses sites français", a écrit le constructeur, mardi, dans un communiqué.  
Le constructeur s'est en revanche engagé à affecter à ses usines françaises la production de 80 000 véhicules supplémentaires par an pour ses partenaires Nissan ou Daimler si les syndicats signent l'accord de compétitivité qu'il leur propose. De tels volumes, jamais encore chiffrés, représenteraient 15% de la production française de Renault en 2012 et permettraient de mieux "charger" des usines affectées par la chute des ventes de la marque Renault sur certains segments en Europe. La direction ne précise pas s'il s'agit de produire des voitures Nissan ou Mercedes – ce serait une première – ou d'augmenter les volumes de véhicules utilitaires déjà produits en France chez Renault pour ses partenaires à Batilly (Moselle) ou Maubeuge (Nord).
En échange, le groupe a annoncé aux organisation syndicales son intention de geler les salaires en 2013 et de limiter les hausses à 0,5% en 2014 et à 0,75% en 2015. En 2012, les salaires avaient augmenté en moyenne de 3%. Renault, qui cherche à rapprocher la compétitivité de ses sites français de celle de ses usines espagnoles, espère parvenir à un accord d'ici la fin du mois ou début février.

Ce que dénoncent les syndicats...

Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci dessous

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire