Grève des profs : Vincent Peillon a-t-il du souci à se faire ?
Créé le 23-01-2013 à 16h43 - Mis à jour à 18h49
Alors que le ministre de l'Education doit présenter sa "refondation de l'école", le ton monte avec les syndicats et une partie de la classe politique.
Vincent Peillon fait face à la gronde des enseignants. (MAXPPP)
Vincent Peillon s'attendait-il à une telle pression ? Le ministre de l'Education est en tout cas confronté à une poussée syndicale qui ne faiblit pas : au lendemain d'une grève dans les écoles parisiennes contre la réforme des rythmes scolaires, les syndicats ont appelé ce mercredi 23 janvier les enseignants du secondaire et des lycées professionnels à une nouvelle journée d'action à l'occasion de la présentation de son projet de loi pour la "refondation de l'école".
Preuve que la tension est palpable, le SNUipp-FSU dénonce en marge de cette nouvelle mobilisation une "campagne de dénigrement" de la part du ministère. Les professeurs des écoles ne sont pas des "nantis corporatistes", lance le principal syndicat du secteur, bousculé par plusieurs socialistes.
Présenter les enseignants, qui travaillent "parfois dans des conditions difficiles", "comme une corporation recroquevillée sur elle-même est injuste et contre-productif", estime encore le SNUipp. Et d'énumérer ce qu'il appelle ironiquement "les grands privilèges" des instituteurs : un recrutement à bac + 5, un salaire de débutant à 1.660 euros nets mensuels (2.500 euros nets en Allemagne), peu d'indemnités et une faible évolution de carrière.
La semaine dernière, Bruno Julliard, ex-conseiller de Vincent Peillon et adjoint à la culture à la ville de Paris, s'était dit "frappé par le conservatisme et le corporatisme des principaux syndicats d'enseignants". Le ministre de l'Education, lui, aurait déclaré en privé selon "L'Express" : "Je n'ai quand même pas mis 60.000 postes sur la table pour être emmerdé après."...
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