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lundi 21 janvier 2013

Flexibilité du travail : un accord Canada Dry

Marianne


Flexibilité du travail : un accord Canada Dry

Lundi 21 Janvier 2013 à 12:00

LAURENT MAUDUIT*

PRM/SIPA
PRM/SIPA

 A lire les gazettes au lendemain de l'accord de «flexisécurité» conclu entre le patronat et trois centrales syndicales, l'affaire semble ne souffrir aucune contestation : pour une fois, François Hollande a réussi son coup. Sans doute ne pourra-t-il pas claironner, comme il l'espérait, qu'à son initiative les partenaires sociaux sont parvenus à un «compromis historique». Car un compromis auquel ne souscrivent ni la CGT ni Force ouvrière, mais seulement la CFDT alliée à la CGC et à la CFTC - sans parler de SUD et de l'Unsa, qui n'ont pas été associés aux pourparlers - n'autorisera pas semblable emphase. Mais enfin ! Les apparences sont sauves, des gestes ont été faits et un terrain d'entente a été trouvé.   

Et pourtant, non ! C'est un accord Canada Dry qui a été conclu. Il a les apparences d'un compromis de «flexisécurité», il en a la saveur, il en a l'odeur. Mais ce n'en est pas un. En fait, c'est même un accord de dupes - un accord qui accroît encore un peu plus la flexibilité du marché du travail, mais qui n'offre aux salariés que de très maigres ou illusoires contreparties. Il suffit de rentrer dans les détails du texte pour en prendre la mesure : c'est d'abord un nouveau cadeau au Medef que le pouvoir socialiste a voulu faire en parrainant cette concertation, cadeau qui vient compléter les 20 milliards d'euros de crédits d'impôt décidés dans le cadre du «choc de compétitivité». ...
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