A Berlin, Hollande et Merkel interpellés par la jeunesse
Angela Merkel et François Hollande ce lundi à Berlin. (Photo Reuters)
A la veille du 50e anniversaire du traité d'amitié franco-allemand à Berlin, le président français et la chancelière allemande se sont prêtés à un jeu de questions-réponses avec des jeunes des deux pays.
Il n’a pu s’empêcher de faire une blague avant chaque réponse. François Hollande a commencé par se dire impressionné devant deux cents jeunes franco-allemands de cet «amphithéâtre improvisé»installé dans la Chancellerie de Berlin qui n’aurait pu, faute de place, s’organiser à l’Elysée. Puis, lorsqu’il lance à Angela Merkel debout à sa gauche qu’il «retien[dra]» ses «compliments pour les réunions ultérieures», François Hollande déclenche une salve de rires dans l’assistance.
Mais quand arrive une question d’un soldat de la brigade franco-allemande à propos des divergences militaires entre les deux pays, François Hollande redevient sérieux et répond sur la crise au Mali. «La France n’a pas d’intérêts différents de l’Allemagne par rapport à l’Afrique ou la lutte contre le terrorisme», répond-t-il. Si l’armée française est sur le terrain, c’est, tout simplement, dit-il, qu’elle «était plus près». Juste avant, Angela Merkel avait justifié indirectement pourquoi la Bundeswehr n’est pas au Sahel. «Nous ne pouvons pas nous engager immédiatement à 100%, rappelle-t-elle. Pour de bonnes raisons liées à l’histoire.» Outre-Rhin, souligne la chancelière, «ça prend un peu plus de temps», «on a besoin d’un mandat [du Parlement] avant d’agir». Merkel, rappelle que l’Allemagne est toujours en Afghanistan et émet alors le souhait que l’armée allemande puisse s’engager «plus vite». «Il faut qu’on puisse compter sur l’Allemagne, qu’elle puisse intervenir c’est un sujet de la prochaine législature»,avance-t-elle. Soit après les élections législatives de fin septembre.
Faire oublier les tensions...
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