Le PS adopte un texte expurgé des attaques anti-Merkel
Voté par le Bureau national, le texte
va être soumis aux militants socialistes en vue de la convention du PS sur
l'Europe, le 16 juin à Paris.
Le
Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, le 5 avril 2013 à Limoges
(Haute-Vienne). (PASCAL LACHENAUD / AFP
Après la polémique qui a forcé Jean-Marc Ayrault à intervenir
le week-end précédent, le texte a été expurgé de toutes les mentions qui
s'en prenaient à Angela Merkel. Un premier "brouillon" du document, qui évoquait "l'intransigeance
égoïste" de la
chancelière allemande, avait suscité un vif émoi en
France et en Allemagne.
Les militants invités à
se prononcer
Le texte a été adopté mardi soir, par 26 voix contre 6, et 4
abstentions. Il va maintenant être soumis aux militants socialistes en vue
de la convention du PS sur l'Europe, le 16 juin à Paris, étape dans la
préparation de la campagne pour les élections européennes de mai 2014.
"Nous avons adopté un texte de rassemblement des
socialistes pour réorienter les politiques européennes, avec en priorité la
croissance et l'emploi, a déclaré le porte-parole du PS,
David Assouline. C'est aussi un texte de combat contre les droites
européennes qui ont non seulement aggravé la crise par leurs politiques mais
qui, avec le verrou de l'austérité, ne permettent pas d'en sortir."
Plusieurs représentants de l'aile gauche du PS ont confié à la
presse qu'ils avaient proposé de déposer devant le Bureau national un "texte
alternatif", intitulé "L'Europe
le sursaut", mais
que leur demande avait été refusée. Un seul texte doit être soumis aux
militants, a expliqué David Assouline.
L'aile gauche va
déposer des amendements
"On va déposer des amendements [à l'attention des militants] pour réorienter la construction européenne et faire des propositions
un peu concrètes en termes de calendrier pour les mois à venir, a
expliqué Emmanuel Maurel, du courant Maintenant la gauche. On
va le proposer avec ceux qui le souhaitent, je pense aux amis de Benoît
Hamon", du courant Un monde d'avance.
Ces amendements, "un peu clivants", selon le
député Jérôme Guedj, portent sur plusieurs sujets principaux, notamment "un
moratoire sur l'application du Pacte de stabilité" et le refus du nouveau budget
européen. "On demande que l'euro fort soit mis en
débat (...) ainsi que son impact sur la compétitivité et les
exportations", a
poursuivi Jérôme Guedj.
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