Vincent Peillon ou le splendide isolement
Vendredi 1 Février 2013 à 12:00 |
JOSEPH MACÉ-SCARON - MARIANNE
Le ministre de l'Education nationale ne peut compter ni sur le soutien de Matignon, ni sur celui du PS.
WITT/SIPA
En politique, il n'est jamais bon de vouloir réformer si on n'a pas la certitude de pouvoir être défendu bec et ongles par les siens. Vincent Peillon en fait l'amère expérience. Mercredi 23 janvier, le ministre de l'Education nationale présentait en Conseil des ministres son projet de loi de refondation de l'école. Pour cet agrégé de philo, les mots ont un sens : «refondation» signifie que le futur texte pose l'acte I de la réforme globale de notre système éducatif et qu'il vise, avant tout, dans un premier temps, à réparer les fondements de l'Education nationale mis à mal par cinq ans de tentative de privatisation en douce de l'école publique. Au menu donc : la création de 60 000 postes, la priorité au primaire pour lutter contre l'échec scolaire, avec la relance de l'accueil des enfants de moins de 3 ans, le rétablissement de la formation des enseignants et la fameuse réforme des rythmes scolaires avec le retour de la semaine de quatre jours et demi.
Ce dernier point semble brouiller l'action du ministre dont la marge de manœuvre paraît de plus en plus étroite. La veille de la présentation de son projet de loi, Peillon a connu sa première grande grève d'enseignants, même si elle était circonscrite à Paris...
Ce dernier point semble brouiller l'action du ministre dont la marge de manœuvre paraît de plus en plus étroite. La veille de la présentation de son projet de loi, Peillon a connu sa première grande grève d'enseignants, même si elle était circonscrite à Paris...
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