Translate

samedi 2 février 2013

Le PCF et la guerre au Mali

                                     
                                          La riposte



Le PCF et la guerre au Mali 

samedi 2 février 2013

Le PCF et la guerre au Mali
L’intervention militaire au Mali a engagé la France dans une nouvelle guerre impérialiste. Derrière les motivations officielles, elle vise à sécuriser et étendre les positions économiques et stratégiques du capitalisme français dans la région. En plus de ses ressources naturelles – actuelles et potentielles –, le Mali, troisième producteur africain d’or, est entouré de plusieurs pays où des grands groupes français, comme Total et Areva, sont fortement impliqués. Le groupe Areva trouve au Niger un tiers de ses besoins en uranium. Total exploite le pétrole mauritanien. Le capitalisme français domine la Côte d’Ivoire. Avec ses vastes réserves de gaz et de pétrole, l’Algérie est le premier partenaire commercial de la France en Afrique. Ce sont surtout les intérêts des grands groupes français dans ces pays voisins qui font du Mali un enjeu stratégique majeur du point de vue de l’impérialisme français.
François Hollande s’est félicité de l’approbation « unanime » de cette guerre à l’Assemblée nationale comme au Sénat. L’UMP et le Front National l’approuvent. Le Parti socialiste l’approuve. Mais Hollande a également pu compter sur le soutien de la direction de notre propre parti, le PCF, ce qui a choqué de nombreux militants communistes. Cette décision, comme en 2001 lors de l’invasion de l’Afghanistan, associe le parti à la politique impérialiste de la France devant l’opinion publique. Elle va à l’encontre de la tradition anti-impérialiste et antimilitariste du PCF.
La vérité est la première victime d’une guerre impérialiste. La dissimulation des véritables objectifs des guerres est d’une importance vitale, pour les impérialistes. Aussi le premier devoir du mouvement ouvrier – et de notre parti en particulier – est d’expliquer leurs véritables causes et objectifs. Concernant la guerre au Mali, la direction de notre parti a failli à ce devoir.
Une guerre contre le fondamentalisme ?
Selon le gouvernement français, l’intervention au Mali se justifiait par la menace imminente de la prise de Bamako par des « fondamentalistes islamiques ». Officiellement, l’intervention visait donc à bloquer l’avance des milices islamistes, à les détruire et à protéger ainsi la population de leurs exactions. Des motivations aussi nobles ne sont guère critiquables. Le problème, c’est que cette explication officielle est un leurre. Elle ne sert qu’à masquer les véritables objectifs de cette opération. A chaque fois que les puissances impérialistes lancent une guerre, elles se munissent de prétextes « humanitaires » de ce genre : la guerre contre la Serbie visait à protéger les Albanais ; les Etats-Unis ont envahi l’Irak pour protéger les chiites et l’Afghanistan pour protéger la femme afghane et enrayer le terrorisme ; la guerre en Libye visait à empêcher un massacre imminent de la population de Benghazi. Fallait-il pour autant soutenir ces interventions ?...
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous
http://www.lariposte.com/

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire