Manifestation du Front de gauche : 30 000 manifestants selon la police, 180 000 pour les organisateurs
Jean-Luc Mélenchon avait appelé à manifester contre l'austérité, pour donner "un coup de balai" et pour une VIe République.
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La manifestation "contre l'austérité, contre la finance et pour une VIe République" du Front de gauche a réuni dimanche 5 mai 30 000 participants à Paris, a annoncé la préfecture de police (PP). Elle a dérogé à la règle car elle ne donne pas habituellement de chiffrage des manifestations politiques, mais elle a bien estimé, cette fois, à 30 000 le nombre de participants à la "marche citoyenne" du Front de gauche et de Jean-Luc Mélenchon.
Sur Twitter, le Parti de gauche, à l'image du secrétaire national Eric Coquerel, avait revendiqué le chiffre de 180 000 manifestants.
Vendredi l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012 avait dit que 100 000 participants "serait un triomphe". Le Monde a estimé qu'il y avait 45 000 manifestants.
"Nous avons la tête dure"
Aux troupes du PCF et du Parti de gauche s'est jointe une foule de personnalités, dont Eva Joly (EELV), candidate des écologistes en 2012 ou le journaliste Edwy Plenel, fondateur du site Médiapart.
Première à s'exprimer, place de la Bastille, avant que le cortège ne s'ébranle vers la place de la Nation, l'ancienne candidate écologiste à la présidentielle a assuré qu'il ne s'agissait pas "d'une mobilisation anti-gouvernementale". Eva Joly, dont le parti en tant que tel ne s'est pas associé à ce rassemblement, s'est déclarée heureuse d'être ici avec "les dizaines de milliers de militants de la gauche et de l'écologie qui veulent que ça change maintenant, qui veulent que ça change vraiment".
"Nous avons la tête dure. Nous ne céderons ni aux menaces, ni aux flatteries, aux intimidations, aux rappels à l'ordre. Nous avons chacun nos histoires, nos traditions politiques, nos réflexes. Nous avons chacun notre vocabulaire et il est parfois très différent. Mais nous ne nous laisserons pas diviser", a affirmé la candidate des écologistes d'EELV à la présidentielle de 2012.
"La période d'essai est terminée"
Sur un podium à La Bastille, Jean-Luc Mélenchon a affirmé, à propos du quinquennat de François Hollande, que "la période d'essai (était) terminée" et que "le compte n'y (était) pas" alors que les manifestants scandaient "résistance !". Deux oeillets rouges à la boutonnière, un foulard rouge autour du cou, il a accusé le chef de l'Etat de ne pas respecter ses engagements de campagne. "Nous n'avons pas changé d'avis, nous ne voulons pas de la finance au pouvoir, nous n'acceptons pas les politiques d'austérité", a-t-il dit .
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