L’affaire Lagarde-Tapie met en lumière le recours à un tribunal arbitral privé pour des fonds publics
L’enquête visant l’ancienne ministre de l’Économie avait été ouverte en août 2011 pour « complicité de faux et complicité de détournement de fonds publics ». En 2011, le procureur général de la Cour de Cassation, avait saisi la CJR, reprochant à Mme Lagarde d’avoir recouru à un arbitrage privé alors qu’il s’agissait de deniers publics, d’avoir eu connaissance de la partialité de certains juges arbitres et d’avoir fait modifier le protocole initial pour y intégrer la notion de préjudice moral.
Les magistrats ont entendu Mme Lagarde sur son rôle dans la décision de s’en remettre à un tribunal arbitral, qui a octroyé 403 millions d’euros, intérêts compris, à l’homme d’affaires. En 2006, le jugement de la cour d’appel de Paris, qui avait condamné le Consortium de réalisation, structure publique créée pour gérer le passif du Crédit Lyonnais, à payer 135 millions d’euros à Bernard Tapie, avait été annulé par la Cour de Cassation. L’année suivante, Mme Lagarde, a au contraire validé la demande de Bernard Tapie de recourir à un arbitrage privé, qui lui fut finalement favorable.
« J’ai toujours agi dans l’intérêt de l’État et conformément à la loi », a déclaré à la presse la patronne du FMI en sortant de son audition à la CJR
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