La Libye secouée par des protestations qui ciblent le gouvernement et les forces françaises
Par Jean Shaoul
4 mai 2013
La violence est en train de s'emparer de Tripoli, la capitale de la Lybie. Moins d’un an après des élections proclamées être une légitimation de l’invasion menée par l’OTAN pour le renversement du régime de Mouammar Kadhafi, les nouveaux affrontements qui se déroulent actuellement témoignent du peu d'emprise qu’exerce le gouvernement du premier ministre Ali Zeidan sur ce pays dévasté par la guerre.
La semaine passée, une voiture piégée a explosé devant l’ambassade de France, blessant deux gendarmes et plusieurs habitants du quartier et causant des dégâts considérables aux bâtiments voisins. L’explosion serait l’œuvre d’un groupe lié à al Qaïda et opposé à l’intervention française qui a débuté en janvier dernier au Mali contre les forces islamistes qui avaient pris le contrôle du Mali Nord. La semaine précédente, al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), le bras armé d’al Qaïda en Afrique du Nord, avait menacé d’exercer des représailles.
Hier, une bombe a détruit le poste de police dans la ville de Benghazi dans l’Est de la Libye. Il n’y a pas eu de victime.
Il y a quelques jours à peine, le parlement français a voté la prolongation de sa mission militaire au Mali tandis que les Nations unies ont évoqué la possibilité d’une deuxième force opérationnelle « parallèle » pour accomplir des opérations « anti-terroristes » en « dehors du mandat de l’ONU. » Cette unité spéciale sera essentiellement mise en place par la France et sera stationnée soit à l’intérieur des frontières du Mali soit ailleurs en Afrique occidentale....
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