Hollande sur le déficit : "Nous nous sommes fixés un objectif"
Paris a obtenu un délai de 2 ans pour ramener son déficit public à 3%. "Une nouvelle importante parce qu'elle vient consacrer ce que la France a demandé depuis un an", selon le président.
Mots-clés : CROISSANCE, Déficit, prévisions
En visite dans le Doubs, François Hollande a salué vendredi 3 mai la décision de la Commission européenne de donner deux ans de plus à la France pour atteindre ses objectifs de réduction des déficits publics.
"C'est une nouvelle importante parce qu'elle vient consacrer ce que la France a demandé depuis un an, c'est-à-dire que l'on mette la croissance au premier rang de nos priorités", a-t-il déclaré devant des responsables et des élus locaux. Le président Hollande a cependant affirmé que "ce serait une vue de l'esprit" d'imaginer pour autant que la France pourrait se "dispenser du sérieux budgétaire indispensable" parce qu'elle disposerait de "cette souplesse, de cette liberté".
"Cette capacité, maintenant, qui nous est donnée d'engager notre politique sans avoir une contrainte qui nous empêche d'agir pour la croissance et l'emploi" ne doit pas être une incitation à s'écarter de ces objectifs, a-t-il insisté. "L'économie budgétaire doit être un principe et c'est pour ça que quelle que soit la liberté que nous donne l'Europe, nous nous sommes fixés un objectif : que la dépense publique n'augmente pas d'une année sur l'autre", a-t-il enchaîné.
La décision de Bruxelles, selon lui, est une opportunité de mener "des réformes structurelles indispensables pour la croissance" en matière de formation professionnelle, d'innovation, d'investissement ou de réforme des retraites.
La Commission européenne a accordé deux ans de délai à Paris pour ramener son déficit à 3% du PIB, estimant que la France serait en récession en 2013, à -0,1% de croissance. La croissance française sera "un peu plus élevée" que ce que prévoit Bruxelles, a assuré ce vendredi le ministre de l'Economie Pierre Moscovici.
"C'est le soutien à la croissance qui l'emporte"
Notant que "les prévisions de croissance de Bruxelles sont proches" des prévisions du gouvernement français (+0,1% en 2013), Pierre Moscovici assure : "Je continue de maintenir que la croissance française peut être un peu plus élevée que ce que prévoit la Commission." ...
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