Unanimité des sénateurs en faveur de l'intervention au Mali
Par Joel Saget | AFP
Les
sénateurs ont été unanimes, tous groupes confondus, communistes et écologistes
compris, à apporter leur soutien mardi à la décision de François Hollande
d'intervenir militairement au Mali.
Le
débat sans vote sur cette intervention au Mali a été introduit par le ministre
des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui a lu l'intervention faite au même
moment à l'Assemblée nationale par Jean-Marc Ayrault.
"C'est
à bon droit que le président de la République a pris la difficile décision
d'engager nos forces armées", s'est ensuite félicité Christian Cambon
(UMP). Il a mis en garde contre les "risques d'enlisement, d'isolement,
pour la sécurité même de notre territoire si, rapidement, une solution politique
ne vient pas se substituer au bruit des armes".
Le
patron des sénateurs centristes, François Zocchetto, a estimé que "la
France ne pouvait que répondre vigoureusement à l'appel lancé par le président
malien".
"Nous
approuvons cette décision", a renchéri Michelle Demessine (CRC,
communistes). Elle a cependant réclamé "une nouvelle cohérence dans notre
politique à l'égard de l'islam radical". "Que fait notre diplomatie à
l'égard des Emirats, du Qatar ou de l'Arabie saoudite, régimes monarchiques et
despotiques? Qui finance certains groupes au Mali, si ce n'est le Qatar",
s'est-elle indignée.
Nous
"sommes pour le principe d'une intervention immédiate, urgente,
humanitaire et limitée dans le temps, et contre le principe d'une guerre qui
s'installe dans la durée", a déclaré Leila Aïchi pour les écologistes,
s'alarmant aussi de "possibilités d'exactions contre la population
touareg".
Jean-Pierre
Chevènement (RDSE, à majorité radicaux de gauche) a asséné qu'"il n'était
simplement pas possible" de laisser constituer "un sanctuaire du
terrorisme". L'ex-ministre de la Défense a appelé à "frapper vite et
fort" et a plaidé pour l'acheminement de renforts. Il a appelé à "ne
pas attendre trop longtemps pour occuper les villes du Nord".
Le
président du groupe PS, François Rebsamen, a souligné "l'exemplarité"
de cette intervention "sur la forme", avec "le respect des
procédures", et "sur le fond", avec "l'appel à l'aide du
président malien".
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