TRIBUNE
Intervention au Mali, quel contrecoup ?
Vendredi 18 Janvier 2013 à 14:24 | Lu 1668 fois I 3 commentaire(s)
MARC CRAPEZ - CHERCHEUR EN SCIENCE POLITIQUE
D’Afghanistan au Mali, des guerres en chaîne ne font que déplacer le problème de la greffe du djihadisme sur certaines zones désertiques.
Troupes françaises à Bamako, Mali - SIPA
La détérioration de la situation au Mali s’inscrit dans un scénario d’hybridation entre islamisme et irrédentisme qui a vingt ans. En Afghanistan, en Somalie, au Yémen, au Mali, voire en Libye, se trouvent les mêmes ingrédients. Le caméléon Al Qaïda s’y greffe sur des traditions nomades, des rivalités tribales, de la corruption et l’absence d’entité Etatique assumant ses prérogatives.
La corruption heurte à la fois le sens commun, la tradition et l’islam, qui lie corruption financière et corruption des mœurs. En s’emparant de Kaboul en 1996, le Mollah Omar s’était fait une réputation pour avoir pendu au canon d’un char un moudjahidine qui violait une adolescente.
Quinze ans plus tard, un sondage publié par l’UNODC (office des Nations unies contre la drogue et le crime) montre que la corruption vient en tête des préoccupations des Afghans, bien avant l’insécurité et le chômage.
La charia n’a pas que des défauts dans ces contrées peuplées de farouches nomades modelés par une topographie escarpée ou désertique. Elle a l’avantage de faire régner une justice prompte et intelligible. Elle a un rôle pacificateur de règlement des querelles et des guerres intestines.
Le trafic de drogue et d’armes, et même l’aide au développement, décuplent les commissions illicites jadis jugulées par le consensus scellé par la coutume. La corruption se trouve propagée par la perfusion financière de l’Occident sur les structures tribales de ces régions.
La corruption heurte à la fois le sens commun, la tradition et l’islam, qui lie corruption financière et corruption des mœurs. En s’emparant de Kaboul en 1996, le Mollah Omar s’était fait une réputation pour avoir pendu au canon d’un char un moudjahidine qui violait une adolescente.
Quinze ans plus tard, un sondage publié par l’UNODC (office des Nations unies contre la drogue et le crime) montre que la corruption vient en tête des préoccupations des Afghans, bien avant l’insécurité et le chômage.
La charia n’a pas que des défauts dans ces contrées peuplées de farouches nomades modelés par une topographie escarpée ou désertique. Elle a l’avantage de faire régner une justice prompte et intelligible. Elle a un rôle pacificateur de règlement des querelles et des guerres intestines.
Le trafic de drogue et d’armes, et même l’aide au développement, décuplent les commissions illicites jadis jugulées par le consensus scellé par la coutume. La corruption se trouve propagée par la perfusion financière de l’Occident sur les structures tribales de ces régions.
INCOMPRÉHENSION MUTUELLE...
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