Le projet de loi sur l’enseignement supérieur permettrait que des cours universitaires soient donnés en anglais au lieu du français
« Sinon, avait-elle déclaré au quotidien Libération, le 20 mars, nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table ». La ministre avance que son projet répond à une demande des directeurs des grandes écoles. Pour le directeur de l’ESSEC, le projet est « une chance pour la France » et il affirme qu’il pourrait rapporter, avec 500 000 étudiants étrangers, huit à dix milliards d’euros de PIB supplémentaire.
Le projet et ces déclarations sont soumis à de vives critiques venant de tous côtés. L’Académie française y voit un danger de « marginalisation de la langue française », Claude Hagège, Professeur au Collège de France, avec les associations de défense de notre langue, dénonce « une grave menace pour la francophonie ». L’écrivain Eric Orsenna juge l’argumentation de la ministre « totalement hypocrite ».
Les syndicats CGT, FO et FSU de l’enseignement supérieur appellent à faire grève et à manifester le 22 mai contre le projet de loi Fioraso, quand il sera débattu à l’Assemblée nationale.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire