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mardi 23 avril 2013

Attentat contre l’ambassade de France en Libye: le Djihad et les Candide

                                                              Marianne


Attentat contre l’ambassade de France en Libye: le Djihad et les Candide

Mardi 23 Avril 2013 à 13:44 

MARTINE GOZLAN

L’attentat contre l’ambassade de France à Tripoli prouve une nouvelle fois la puissance des milices djihadistes dans un pays et une révolution incontrôlables. De quoi faire réfléchir les Candide partisans des livraisons d’armes à la Syrie.


Attentat contre l'ambassade de France à Tripoli - Abdul Majeed Forjani/AP/SIPA
Attentat contre l'ambassade de France à Tripoli - Abdul Majeed Forjani/AP/SIPA
L’ambassade de France à Tripoli a sauté peu après 6 heures ce matin, dans une aube incandescente, avec des gerbes de flammes au dessus des rares bosquets de la rue très peuplée du quartier de Gargaresh, de grandes volutes noires au dessus du poste de sécurité dans lequel se trouvaient les deux gendarmes français gravement blessés. 

Ce ciel libyen noir de cendres, c’est l’envers du ciel bleu dans lequel se mirait Nicolas Sarkozy voici deux ans, après la chute de Kadhafi à laquelle la France apporta la contribution majeure que l’on sait, avec armes, missiles, et philosophie de la guerre rédigée même « sans l’aimer »dans le bivouac d’un grand intellectuel français. 

Ces nuées de mauvais printemps, vers lesquelles vole aujourd’hui Laurent Fabius, notre ministre des affaires étrangères, pour assurer le rapatriement des gendarmes et demander des explications sur le terrain au gouvernement libyen, n’ont pas grand chose à voir non plus avec le dernier déplacement de Sarkozy le 18 mars. 

Voyage de réconfort personnel pour l’ancien président, marqué cependant d’un sceau vexatoire dans la composition de sa délégation privée : Bernard-Henri Lévy, promoteur spirituel de l’intervention française et occidentale  contre Kadhafi, a été interdit de visite par la mairie de Tripoli. Elle redoutait que la présence « de ce juif » soit l’occasion d’un assaut donné contre ses bâtiments par les djihadistes. 

Car les djihadistes sont partout, dans la post-révolution libyenne. On s’était réjouit de ne pas les voir dominer le Parlement. Sans doute, et il faut rendre hommage aux électeurs. Hélas, aujourd’hui, ce Parlement, ils l’assiègent, et même, ils l’attaquent comme ce fut le cas à plusieurs reprises au cours des mois écoulés, les milices islamistes tentant d’imposer leur loi contre les lois en cours d’examen et de vote. ...
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