Affaire Cahuzac : le fisc se défend
Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le
"Je ne vais pas démissionner, alors que j'ai fait tout ce que je pouvais." Pierre Moscovici se défend bec et ongles face aux salves de l'opposition. Poussé à quitter son poste, notamment par le député UMP Claude Goasguen, qui lui reproche de ne pas avoir effectué un contrôle fiscal assez poussé, le ministre de l'économie et des finances reste droit dans ses bottes. Non, il n'y a pas eu complaisance. Non, il n'a pas essayé de blanchir Jérôme Cahuzac.
Une ligne de défense qu'il avait adoptée dès mardi soir, quelques heures après les aveux de Jérôme Cahuzac et sa mise en examen pour "blanchiment de fraude fiscale". Il affirmait alors au Monde n'avoir jamais "eu la volonté de blanchir" son ancien collègue ou de "court-circuiter la justice". Même discours du côté de Jean-Marc Ayrault.
Dernier en date à monter au créneau : le directeur général des finances publiques. Bruno Bézard a ainsi affirmé avec vigueur que l'administration fiscale n'avait pas été instrumentalisée. "Je n'ai pas l'intention de laisser mettre en cause d'une façon ou d'une autre l'administration fiscale dans cette affaire, ni en incompétence ni en complaisance", a insisté le patron du fisc. Sur BFM-TV, Edwy Plenel, directeur de Mediapart, avait accusé Pierre Moscovici d'"avoir lui-même manqué à ses fonctions en instrumentalisant l'administration fiscale".
- Quel rôle a joué Bercy ?
Quand le site d'informations Mediapart affirme, le 4 décembre, que Jérôme Cahuzac, alors ministre délégué au budget, avait clôturé en 2010 un compte à la banque suisse UBS et en avait transféré les avoirs à Singapour, l'administration fiscale envisage de faire une demande d'entraide administrative à la Suisse, au nom d'un accord bilatéral entré en vigueur le 1er janvier 2010, selon M. Moscovici....
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