Affaire Cahuzac : la journée noire de l'exécutif
Le Monde.fr | • Mis à jour le
Hollande doit se justifier. Toute la matinée, les médias et le monde politique ont attendu la déclaration du chef de l'Etat, qui devait enregistrer un discours à l'issue du conseil des ministres, avant de partir en voyage officiel au Maroc. M. Hollande, à qui Jérôme Cahuzac a juré à plusieurs reprises être innocent, va devoir expliquer pourquoi lui et son gouvernement l'ont défendu.
Lire notre récit : Affaire Cahuzac : ce que Hollande savait
C'est finalement un peu après midi que son message est diffusé : il fustige Jérôme Cahuzac, qui "a trompé les plus hautes autorités du pays", parle d'une"faute impardonnable" et assure que l'ancien ministre "n'a bénéficié d'aucune protection autre que celle de la présomption d'innocence".
Il annonce trois réformes pour tenter de sauver la "République irréprochable" promise pendant la campagne présidentielle : sur l'indépendance de la justice, sur les conflits d'intérêts – avec la "publication et le contrôle de tous les patrimoines" – et enfin sur "les élus condamnés pénalement pour fraude ou corruption", qui "seront interdits de tout mandat public". Ce dernier point, qui figurait dans les promesses de campagne de M. Hollande, pourrait poser des problèmes juridiques. L'association Anticor, qui lutte contre la corruption, avait déjà réclamé une mesure de ce type. Ironie de l'histoire, elle avait reçu, en juin dernier, le soutien de Jérôme Cahuzac....
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