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mardi 15 janvier 2013

recruter des gynécologues, « une hypothèse frappée du sceau du bon sens »


Prescription de la contraception: recruter des 

gynécologues, « une hypothèse frappée du sceau du

 bon sens »

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s'informer« Tous les témoignages, ceux des femmes comme des gynécologues, vont dans le même sens : il y a danger, grand danger. » Ainsi commence le communiqué du Comité de défense de la gynécologie médicale (CDGM), publié lundi soir.
Le CDGM considère que ce n’est pas son rôle de se prononcer sur les caractéristiques des moyens contraceptifs. Mais il indique dans un communiqué qu’il a « pris connaissance avec attention des propos suscités par cette question, et en particulier des déclarations du responsable de l’Agence nationale de sécurité du médicament, M. Maraninchi ».  Le directeur général de l’ANSM venait de déclarer au Quotidien du Médecin que «l’hypothèse d’une restriction de la prescription aux spécialistes serait le plus facile réglementairement ».
« Cette hypothèse est frappée du sceau du bon sens » commente le CDGM qui poursuit: « Une pilule contraceptive n’est pas un produit standard. Sa prescription, nécessitant, entre autres, analyse des antécédents et suivi, doit s’appuyer non seulement sur les connaissances médicales générales et spécialisées du praticien prescripteur, mais aussi sur l’entretien singulier avec sa patiente, ce qui, concernant le suivi gynécologique, est au cœur de la pratique des gynécologues médicaux. »
Et M. Maraninchi de poursuivre sur son hypothèse : « Mais ce ne serait pas souhaitable. » Pourquoi ? Parce qu’ « il n’y a pas assez de gynécologues », rapporte le Quotidien du Médecin.
vignette lettre CDGM
Cliquer pour télécharger et imprimer la lettre aux parlementaires.
« Nous sommes au cœur du problème » conclut le Comité qui rappelle que si « la formation à la spécialité, avec le diplôme, a été rétablie, en réponse à la mobilisation des femmes et des gynécologues médicaux avec le CDGM (plus de 3 millions de signatures sur sa pétition) », encore faut-il mettre les postes nécessaires aux concours.
Le CDGM dénonce le nombre de postes de gynécologues « prévu par l’ancien gouver-nement (30 et pas un de plus) » et repris par le gouvernement actuel qui « n’a pas voulu donner le signal que les femmes espéraient ».
Mme Touraine, n’a pas jugé utile de recevoir les représentantes du comité qui a décidé de « poursuivre et intensifier son action pour la défense de la santé des femmes ».  Le CDGM vient d’ores et déjà de s’adresser parlettre à chaque parlementaire et tient son assemblée générale le 27 janvier prochain.
(contact : cdgm.national@orange.fr )

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