Mali : une intervention sans doute nécessaire,mais pas nécessairement juste
LE MONDE | • Mis à jour le Par Jean-Jacques Roche
Attendre de la classe politique française qu'elle ouvre le débat sur l'opportunité de l'intervention au Mali est illusoire. Malgré quelques inévitables escarmouches politiciennes, le réflexe en pareilles circonstances est l'union sacrée, comme en témoignèrent les 523 députés (sur 566) qui approuvèrent, le 16 janvier 1991, l'utilisation de la force pour libérer le Koweït.
Même la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, qui a complété l'article 35 de la Constitution en instituant une procédure d'information et de contrôle du Parlement sur les opérations extérieures (OPEX), n'a guère changé les pratiques puisque le 12 juillet 2011, seuls 27 députés sur 509 votants se sont opposés à l'opération "Harmattan" en Libye.
Cette quasi-unanimité doit être comparée aux clivages américains sur cette même question puisqu'en janvier 1991, 47 sénateurs s'étaient opposés au recours à la force pour la libération du Koweït, finalement autorisé par une courte majorité de 52 voix.
BIEN-FONDÉ DU RECOURS À LA FORCE
La guerre, dans la culture politique française, reste dans le domaine réservé de l'Elysée, protégé en la matière des "miasmes des polémiques intérieures", selon l'expression si peu démocratique de Roland Dumas...
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