La
crise malienne a pris mercredi une nouvelle dimension internationale, avec une
prise d'otages massive sur un site gazier en Algérie organisée en représailles
à l'intervention, dans les airs puis au sol, des soldats français contre les
bastions islamistes au Mali.
La
porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacen, a déclaré jeudi
qu'il n'y avait "pas confirmation" de la présence de Français parmi
les otages en Algérie.
Interrogée
par Radio Classique et Public Sénat, la ministre a déclaré: "nous ne
sommes pas en mesure, à l'heure où je vous parle, de confirmer la présence de
Français parmi les otages" du site gazier algérien.
"Pour
nous la priorité absolue est la vie des otages et secourir le plus vite
possible les ressortissants japonais en étroite collaboration avec les
autorités des pays concernés", a déclaré jeudi à Tokyo le secrétaire
général du gouvernement, Yoshihide Suga.
Selon
les médias nippons, au moins trois Japonais feraient partie des 41 étrangers
capturés sur le site gazier à Tigantourine, à 40 km d'In Aménas, non loin de la
frontière libyenne, par des combattants liés à Al-Qaïda.
Un
Britannique et un Algérien ont été tués et six personnes ont été blessées, selon
les autorités algériennes. Des Occidentaux ont été pris en otage et 150
employés algériens du groupe français CIS Catering sont également retenus sur
le site exploité par le groupe britannique BP, le norvégien Statoil et
l'algérien Sonatrach.
L'attaque
a été revendiquée par un groupe islamiste armé, les "Signataires par le
sang", en "réaction à la croisade menée par les forces françaises au
Mali", selon un communiqué publié par le site mauritanien privé Alakhbar...
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