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mardi 15 janvier 2013

Mali : Hollande rattrapé par la Françafrique

Le Point


Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

Il ne suffit pas d'énoncer de grands principes pour changer la réalité. Le président est contraint de défendre le pré carré africain. Comme ses prédécesseurs.

François Hollande arrive à Kinshasa pour le Sommet de la Francophonie le 13 octobre 2012.


François Hollande arrive à Kinshasa pour le Sommet de la Francophonie 
le 13 octobre 2012. © Issouf Sanogo / AFP



Comme l'opposition était confortable ! Les socialistes pouvaient à loisir fulminer des anathèmes contre la Françafrique. S'indigner du discours de Nicolas Sarkozy à Dakar. Accueillir avec des pudeurs de vierge effarouchée la décision du chef de l'État d'alors de lancer le 11 avril 2011 les troupes françaises dans la bataille pour délogerLaurent Gbagbo de son camp retranché d'Abidjan. Et permettre ainsi à Alassane Ouattara, légitimement élu, d'occuper enfin ses fonctions présidentielles.

Fraîchement adoubé président et pas très bon connaisseur du continent noir, François Hollande promettait que, désormais, il laisserait les Africains régler eux-mêmes leurs problèmes. Que, jamais, croix de bois, croix de fer, il ne dépêcherait des soldats français sur un théâtre d'opérations en Afrique. Peut-être un petit appui logistique par-ci par-là, une aide à la formation, mais pas davantage.

Rupture ostensible...

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