MALI. A Diabali, tout le feu du ciel pour faire reculer les rebelles
Créé le 18-01-2013 à 19h21 - Mis à jour à 19h46
Au Nord du Mali, la ville de Diabali est vide et porte les stigmates de violents combats. Les réfugiés parlent. Reportage, par notre envoyé spécial Jean-Paul Mari.
Des gardes nationaux maliens en patrouille à Bamako, le 16 janvier.
(AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO)
- Ca va ?
- Non, on a peur.
Au péage de la route qui mène de Segou à Diabali, le fonctionnaire est un peu pâle - ah oui, on paie encore les péages sur la route qui mène au front...
Il faut une heure et demie pour rouler jusqu’à la dernière ville relativement sûre, Niono, franchir un certain nombre de barrages et le grand pont sur l’immense fleuve Niger, laisser à droite la garnison française pré-positionnée à Markala, croiser les camions chargés de canne à sucre de l’usine chinoise - les Chinois n’ont pas cessé le travail - pour buter enfin sur le dernier check-pont à l’entrée de la ville. Après, on ne passe plus.
Un policier de deux mètres de haut, uniforme bleu et cheveux blancs, s’approche, solennel :
- "A qui ai-je l’honneur ?"...
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