Les syndicats français acceptent la «réforme» pro-patronale du marché du travail
Par Pierre Mabut
17 janvier 2013
Vendredi dernier, 11 janvier, un accord a été conclu entre l’association patronale du Medef et les fédérations syndicales afin de permettre aux employeurs d’imposer une plus grande « flexibilité » – mot codé synonyme d’accélération et d’élimination des protections légales de l’emploi. Les responsables tant des syndicats que du Medef ont présenté les mesures comme étant une aubaine pour la compétitivité et la création d’emploi.
Ces propositions ont été promues par le gouvernement du Parti socialiste (PS) du président François Hollande. Elles saperont les protections légales des travailleurs face aux réductions arbitraires des salaires, à l’allongement de la durée du travail et aux licenciements.
Avant les négociations, Hollande avait appelé à un « compromis historique. » En réalité, l’accord représente une nouvelle capitulation des syndicats devant l’offensive menée par les employeurs et le gouvernement contre la classe ouvrière.
Le principal négociateur du Medef, Patrick Bernasconi, a souligné l'ampleur de la capitulation des syndicats en déclarant : « Nous avons des raisons d’être heureux après trois mois de travail. » La présidente du Medef, Laurence Parisot, a dit qu’en raison des réductions de 22 milliards d’euros des charges sociales et fiscales et du nouvel accord sur la « flexibilité »accordés par le gouvernement , « la France peut espérer amorcer des progrès significatifs pour reconquérir sa compétitivité. »...
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