La retraite assurée de François Chérèque
A 56 ans, l'ex leader de la CFDT échappe au sort du commun des seniors
et commence une nouvelle vie à l'Inspection générale des Affaires sociales.
L'ex-secrétaire général de la CFDT — qui a quitté ses fonctions fin
novembre, passant le témoin à Laurent Berger — a été nommé jeudi en Conseil des
ministres "inspecteur général des affaires sociales" sur proposition
des ministres Marisol Touraine et Michel Sapin.
A
compter du 7 janvier, ce social-traître notoire,
qui estime qu'augmenter le Smic pénalise les entreprises (les salariés, il s'en
fout), "évaluera les politiques sociales afin d'éclairer la décision
publique"...
L'IGAS,
nouvel employeur de M. Chérèque, est un service interministériel de contrôle,
d'audit et d'évaluation des politiques sociales qui réunit 130 experts de la
"cohésion sociale" (famille, protection de l'enfance, lutte contre
l'exclusion, travail social…), de la protection sociale (Sécu, prestations…),
du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et de la santé.
L'IGAS
est, avec le Conseil d'État, la Cour des Comptes et l'Inspection générale des
finances (IGF), l'un des grands corps administratifs de l'État où la patrie
reconnaissante recase ses "fleurons" : ainsi Fadela Amara, déplorable
secrétaire d'État chargée de la Ville du gouvernement Fillon 2, y fut nommée en
janvier 2011 avec un salaire d'entrée de 8.000 € par mois hors primes.
Pour
la petite histoire, un inspecteur général en fin de carrière perçoit en moyenne
124.144 € annuels.
Bref : c'est une bonne planque.
Bref : c'est une bonne planque.
Et,
selon la presse, M. Chérèque devrait également prendre la présidence du think-tank
Terra Nova, fondation proche du PS et longtemps dirigée par feu Olivier
Ferrand.
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le sait, la CFDT est un peu la branche syndicale du Medef.
Et
le successeur de M. Chérèque affiche le bon profil :
Il
s'est dit prêt à un compromis sur des
accords réduisant le temps de travail et les rémunérations en
échange du maintien de l'emploi en cas de difficultés pour des entreprises (les
fameux accords "compétitivité-emploi") !
Sachant
que, pour être validé, l'accord "historique" portant sur la
"réforme du marché du travail" initiée par le gouvernement doit être
signé par au moins deux des quatre syndicats dits "représentatifs",
on est mal barrés !!!
La
CGT et FO ont déclaré qu'elles ne signeraient pas un texte prônant plus de
flexibilité. Par contre, à l'Unedic comme ailleurs, la CFDT et la CFTC ont
toujours eu la signature facile devant le patronat.
Que
deux syndicats de salariés se couchent devant le Medef, c'est ce que le
gouvernement attend, lui qui devra reprendre l'épineux dossier après le 11
janvier en cas d'échec des négociations.
Le
31 décembre sur RFI, le secrétaire général de Force Ouvrière l'a soupçonné à
juste titre de se défausser : «Je sens bien que du côté gouvernemental, ils
aimeraient bien que les syndicats acceptent de la flexibilité pour qu’ils
puissent la reprendre dans la loi sans qu’ils en soient responsables»...
Source de l'article:http://www.actuchomage.org
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