MALI. "Beaucoup de djihadistes ne sont pas revenus du front"
Créé le 16-01-2013 à 18h13 - Mis à jour à 20h14
Dans les villes du Nord, à Gao et à Tombouctou, les islamistes semblent aux abois. Témoignages.
Un membre d'Ansar Dine dans les rues de Tombouctou.
Photo prise par Omar, un habitant de la ville (DR)
Alors que les combats font rage, mercredi 16 janvier, à Diabali, où la France a engagé pour la première fois des troupes au sol pour reprendre cette petite ville du centre du Mali tombée la veille aux mains des groupes islamistes armés, ces derniers se font beaucoup plus discrets dans les villes du nord qu'ils occupent depuis neuf mois.
A Gao, où plusieurs positions des djihadistes ont été bombardées par la France dimanche, plus personne ne répond au téléphone depuis hier. Et pour cause : les islamistes ont tout bonnement coupé les télécommunications. A Tombouctou, jusqu'ici épargnée par les frappes, Oumar a attendu d'être rentré chez lui pour répondre à notre coup de fil à l'abri des regards : "Quand ils nous voient en train de téléphoner, ils nous soupçonnent de donner des informations aux militaires français et maliens et confisquent nos téléphones", explique-t-il.
"Ils se fondent dans la population"
"Beaucoup de djihadistes sont morts ou ont été blessés au front, à Konna, sous les frappes des forces françaises", assure Ousmane, un autre habitant de la ville joint également au téléphone. Il reste quelques chefs étrangers, mais la plupart de ceux qui étaient restés en ville ou qui y sont revenus sont maliens, raconte-t-il....
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