Vers un accord de compétitivité chez PSA Peugeot Citroën
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Par Challenges.fr
Le constructeur automobile compte démarrer en mai des négociations qu'il espère voir aboutir à l'automne.
Mots-clés : grève, Aulnay-sous-Bois
PSA Peugeot Citroën a publié mercredi 24 avril un chiffre d'affaires en baisse de 6,5% à 13,03 milliards d'euros au premier trimestre et a réaffirmé que la dégradation plus forte que prévu du marché automobile européen va l'amener à engager des négociations sur la compétitivité.
"On va démarrer en mai", a déclaré le président du directoire Philippe Varin. "J'aimerais bien que ce soit bouclé à l'automne", a-t-il poursuivi tout en précisant vouloir "prendre le temps" pour mener à bien de telles négociations sur la compétitivité.
UN gain estimé à une centaine de million d'euros
PSA emboîtera ainsi le pas à son concurrent Renault, qui a signé en mars dernier un accord avec trois syndicats français. Il prévoit notamment une augmentation de 6,5% du temps de travail, une refonte des comptes épargne temps et un gel des salaires en 2013.
"Bien sûr qu'on regardera ce qu'à fait Renault", a dit Philippe Varin, qui a rappelé que PSA a déjà signé un accord de cette nature dans son usine de Sevelnord (Nord). Le groupe chiffre à une centaine de millions d'euros par an le gain d'un tel accord.
PSA doit d'abord boucler son plan de restructuration qui concerne plus de 11.200 salariés en France et qui prévoit la fermeture en 2014 d'Aulnay, en région parisienne. Un ultime comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire est prévu à ce sujet le 29 avril. Mais la grève qui paralyse le site de la région parisienne, "pourrait nous obliger" à fermer le site dès cette année, a indiqué dans un premier temps le directeur financier, Jean-Baptiste de Chatillon, avant que le groupe ne confirme que l'arrêt était bien planifié pour l'année prochaine.
A la question de savoir si les négociations sur la compétitivité pourraient déboucher sur de nouvelles suppressions d'emplois, Jean-Baptiste de Chatillon a assuré que "ce n'est pas l'objet de ces discussions".
Le constructeur, qui tenait son assemblée générale ce mercredi, pourrait aussi être amené à "retarder certaines dépenses d'investissement" et il compte encore vendre des biens immobiliers pour 200 millions d'euros cette année. Le groupe a confirmé son objectif de diviser par deux le rythme de sa consommation de liquidités en 2013 et vise un retour à l'équilibre de sa trésorerie opérationnelle fin 2014.
(Avec AFP)
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