Nouvel échec pour le gouvernement : le Sénat reporte le vote sur la flexibilité du travail
Malgré la volonté du ministre du Travail, qui tenait à une entrée en vigueur en mai, l’application de la loi de flexibilité du travail, intitulée de « sécurisation de l’emploi », sera donc retardée, d’autant plus qu’il restera à prendre les décrets d’application, à soumettre préalablement au Conseil d’État.
Le texte issu des débats des deux assemblées a été voté à l’Assemblée nationale hier soir. Le gouvernement, qui souhaitait son adoption définitive en procédure accélérée et voulait fixer le vote du Sénat à demain, devra donc attendre.
Le gouvernement avait cherché un « compromis historique » sur l’accord de flexibilité entre patronat et syndicats. Mais le 11 janvier. La CGT et FO avaient refusé de le signer. En imposant le « vote bloqué » pour accélérer l’examen du texte par le Sénat, il s’est opposé la majorité des sénateurs UMP, UDI, Front de gauche et écologistes, sa procédure ayant, selon l’UMP, « empêché la discussion des amendements ».
Il reste à savoir si le Conseil Constitutionnel et l’Organisation Internationale du Travail (OIT) seront saisis. Citant les conventions de l’OIT, la Ligue des Droits de l’Homme a alerté les députés : « Le projet de loi n’est pas en harmonie avec ces exigences ».
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire