Hollande, l'inattendu va-t-en-guerre
Mardi 2 Avril 2013 à 20:00
JEAN-DOMINIQUE MERCHET
On ne l'attendait pas sur ce terrain. Intervention au Mali, livraison d'armes en Syrie, refus de payer pour les otages... le chef de l'Etat fait preuve d'une étonnante fermeté sur les dossiers internationaux. Un esprit de décision qui tranche avec les atermoiements de sa gouvernance en France.
«Merci, papa Hollande !» crie la foule africaine. En ce premier samedi de février, le président de la République effectue une courte visite au Mali, où, depuis trois semaines, l'armée française affronte les groupes jihadistes armés (GAD). A Bamako, sur la place de l'Indépendance, où il prononce un discours, François Hollande lâche cette phrase étonnante : «Je viens sans doute de vivre la journée la plus importante de ma vie politique.» Sur le terrain, il vient en effet de découvrir de manière très concrète, presque physique, tout le pouvoir que lui a conféré le suffrage universel : celui de faire usage de la force armée. Celle qui tue les ennemis de la France et sauve ses amis. Le 11 janvier, en fin de matinée, depuis son bureau de l'Elysée, il avait donné l'ordre d'intervenir pour bloquer puis détruire les colonnes «terroristes». Cinq heures plus tard, sur les rives du fleuve Niger, les hélicoptères de combat français ouvraient le feu. Il y a là, parfois, comme un vertige de la toute-puissance.
Deux mois plus tard, le 14 mars, dans l'ambiance plus tiède des sommets bruxellois, François Hollande annonce son intention de livrer des armes à l'opposition syrienne : «Nous avons comme objectif de convaincre nos partenaires. [...] Si d'aventure il devait y avoir un blocage d'un ou deux pays, alors la France prendrait ses responsabilités.» En clair, elle ferait cavalier seul - avec, au moins, le Royaume-Uni - pour s'affranchir de l'embargo européen sur les livraisons d'armes en Syrie, qu'elles soient à destination du pouvoir ou de l'opposition. Là encore, le geste surprend par sa vigueur. Alors que, sur la scène intérieure et les questions économiques, François Hollande est à la peine, dès qu'il s'agit de l'usage des armes, on le sent à son aise et déterminé. Au point que, se faisant l'écho de la presse étrangère, l'hebdomadaire Courrier international titre, au-dessus d'une caricature du chef de l'Etat : «La France reprend du galon». ...
Deux mois plus tard, le 14 mars, dans l'ambiance plus tiède des sommets bruxellois, François Hollande annonce son intention de livrer des armes à l'opposition syrienne : «Nous avons comme objectif de convaincre nos partenaires. [...] Si d'aventure il devait y avoir un blocage d'un ou deux pays, alors la France prendrait ses responsabilités.» En clair, elle ferait cavalier seul - avec, au moins, le Royaume-Uni - pour s'affranchir de l'embargo européen sur les livraisons d'armes en Syrie, qu'elles soient à destination du pouvoir ou de l'opposition. Là encore, le geste surprend par sa vigueur. Alors que, sur la scène intérieure et les questions économiques, François Hollande est à la peine, dès qu'il s'agit de l'usage des armes, on le sent à son aise et déterminé. Au point que, se faisant l'écho de la presse étrangère, l'hebdomadaire Courrier international titre, au-dessus d'une caricature du chef de l'Etat : «La France reprend du galon». ...
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