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jeudi 25 avril 2013

François Hollande en Chine, les premiers pas


François Hollande en Chine, les premiers pas

LE MONDE |  • Mis à jour le 
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Deux jours pour relever trois défis de cette ampleur, c'est court. Deux jours, c'est pourtant le temps que passera François Hollande en Chine, jeudi 25 et vendredi 26 avril, pour une visite d'Etat dont l'objectif peut, au fond, se résumer en trois verbes : normaliser, rassurer et relancer.

Normaliser, d'abord. Depuis bientôt cinquante ans, Paris et Pékin entretiennent un mythe : celui d'une relation exceptionnelle et privilégiée. Ce mythe est né le 27 janvier 1964, jour où la France du général de Gaulle fut le premier grand Etat occidental à reconnaître la République populaire de Chine, proclamée quinze ans plus tôt par Mao Zedong. Mais, comme tout mythe, il tend à masquer une réalité : celle d'une relation bilatérale en dents de scie, jalonnée de crises parfois intenses et de lunes de miel rarement durables.

François Hollande arrive à l'aéroport de Pékin, le 25 avril.
Avec Nicolas Sarkozy, la relation fut pour le moins compliquée. Lors de sa première visite à Pékin, en novembre 2007, l'ancien président avait posé les jalons d'une diplomatie du donnant-donnant qui se voulait en rupture avec le soutien quasi inconditionnel affiché par Jacques Chirac à l'égard de Pékin. On se souvient de la suite : une brouille historique, en 2008, quand la France haussa le ton contre la répression chinoise au Tibet, puis une amorce de réchauffement, à partir de 2010, heurtée toutefois par les réserves exprimées par Pékin à l'encontre de l'intervention occidentale, et notamment française, contre la Libye de Mouammar Kadhafi.
HÉRITIER D'UNE HISTOIRE HEURTÉE
C'est donc en héritier de cette histoire heurtée que François Hollande atterrira à Pékin, jeudi, accompagné de la délégation la plus nombreuse qu'il ait emmenée à l'étranger depuis son arrivée à l'Elysée : huit ministres, une soixantaine de chefs d'entreprise, et deux personnalités politiques engagées dans le dialogue franco-chinois, l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, président du forum du Comité France-Chine, et la maire de Lille, Martine Aubry, nommée par Laurent Fabius représentante spéciale du ministère des affaires étrangères pour les relations économiques avec la Chine.
François Hollande à la tête du cortège célébrant le Nouvel An chinois, le 29 janvier 2012 à Paris.
Mais c'est avant tout François Hollande qui est attendu. Car l'homme, s'il ne s'est jamais rendu en Chine, n'en a pas moins une histoire avec ce pays....
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