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vendredi 2 janvier 2015

Les dernières publications du Grand Soir , vendredi 2 janvier 2015




Une Révolution qui ouvre la voie à une humanité nouvelle.

Oscar FORTIN
NOTE DE L’AUTEUR : J’étais à mettre la dernière main à ce texte qui se voulait un rappel de cette marche révolutionnaire de tout un peuple avec, à leur tête, de jeunes barbus aux idéaux humains très élevés, lorsque j’apprends que les Etats-Unis ont décidé de renouer leurs relations diplomatiques avec Cuba et de procéder à la libération des trois antiterroristes cubains en échange du prisonnier étasunien condamné pour espionnage et actions de sabotage. Il s’agit là d’une grande nouvelle qui devrait rapidement conduire à l’élimination de ce blocus criminel qui dure depuis plus de 55 ans.
Le premier janvier 1959 de jeunes révolutionnaires mirent en déroute le dictateur Batista, un des plus sanguinaires que le pays ait connu, ainsi que tous ses alliés oligarchiques, tant de la mafia locales que de Washington. À leur tête, il y avait ce jeune avocat de 33 ans, Fidel Castro. Il n’était pas seul. Son frère Raoul, plus jeunes de quelques années, faisait partie de ces jeunes révolutionnaires qui préparaient, depuis 1952-1953, cette victoire. À ces deux frères Castro, fils d’un grand propriétaire terrien de l’époque, se joignirent d’autres jeunes dont ce jeune médecin argentin, Ernesto Guevara, rencontré au Mexique en 1956 et vite devenu le Che. En 1953, lors de l’attaque de la caserne de Moncada, un 26 juillet, ils étaient une centaine. Plusieurs ont été tués, d’autres faits prisonniers et certains ont pu prendre la fuite. Fidel et Raoul ont été au nombre des prisonniers et c’est lors du procès dont Fidel assuma lui-même sa défense qu’il a surpris les magistrats, peu accoutumés d’entendre un (...) Lire la suite »

Je hais le nouvel an

Antonio GRAMSCI
Le site dormirajamais vient de republier ce texte décalé de Gramsci.
Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une solution de continuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs etc. etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire ; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont (...) Lire la suite »
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La guerre de Jacques Tourtaux à la guerre

Guerre à la guerre - Souvenirs d’un appelé anticolonialiste

Hervé HUBERT
« Guerre à la guerre ! » sont les mots tranchants qui concluent le 19 mars 2006 le propos introductif de Jacques Tourtaux concernant son livre sur la guerre d’Algérie « Souvenirs d’un appelé anticolonialiste » [1] « Guerre à la guerre ! » Ces mots d’une triste actualité sonnent aujourd’hui plus fort encore, alors que la crise actuelle du capitalisme made in USA produit un risque évident de troisième guerre mondiale. « Guerre à la guerre ! » Jacques Tourtaux sait de quoi il parle, lui qui, arrivant en Algérie en février 1961, incorporé dans l’armée française, fait le choix du courage, celui de continuer la lutte anticolonialiste, en militant au sein même de l’armée. Henri Alleg le souligne dans l’avant-propos au livre « Pas un moment donc, Jacques Tourtaux ne cédera » Il ne cède pas sur son désir de militant communiste, désir de justice, de paix, de fraternité, de liberté, de révolution. Le témoignage de Jacques Tourtaux est précieux. Il est la transmission d’une expérience humaine singulière concernant un (...)Lire la suite »
C’est chouette le métier de « consultant ».

Les "libéraux" et leur "amour de l’entreprise" (ou la nostalgie des plantations de coton)

Billy BOXON
La blague court qu'un consultant, c'est quelqu'un que vous payez très cher pour lui exposer ce dont vous avez besoin et qui vous expliquera en retour comment vous en passer. C'est exagéré, bien-sûr. En réalité, un consultant, c'est quelqu'un que vous appelez à la rescousse lorsque vous avez un problème A, qui vous proposera un plan pour résoudre B tout en mettant en œuvre la solution à C – après quoi tout le monde découvrira que la bonne réponse était D. Ce qu'un vague employé avec 30 ans d'expérience dont on a oublié le nom proposait depuis le début mais que tout le monde avait ignoré parce qu'il ne portait pas de cravate et qu'on a préféré faire venir à prix d'or un jeune con qui non seulement portait une cravate mais en avait même plusieurs d'échange planquées dans la boîte à gants de sa BMW. Vu les sommes (parfois colossales) engagées, la réaction standard consiste à faire semblant que la mission fut une réussite totale et de sabler le champagne pendant que le vague employé et ses collègues se grattent la (...) Lire la suite »

Lettre et entretien : la guerre de Syrie entre réalité et fiction

Fida DAKROUB
Après avoir, en s’abaissant jusqu’à l’ineptie en géopolitique du Moyen-Orient, rendu banals les faits les plus essentiels à la compréhension de la situation concrète et par là même falsifié en même temps les données concrètes, Mme Marie Peltier s’abaisse également jusqu’à l’ineptie dans la pratique de la désinformation et de l’écriture politique. Pour en faire, elle s’empare d’un vocabulaire qui sent le renfermé et fournit une esquisse scandaleuse dans le domaine de la chronique de la Guerre de Syrie.
Le fait est que les données de toute l'histoire contemporaine depuis la Guerre d'Espagne (1936-1939) ne montrent aucune campagne, aucune alternance aussi frappante entre la force armée et la diplomatie que celle que nous offre actuellement la Guerre de Syrie ! Les légions de l'armée d'Empire déployées en Europe, en Méditerranée et au golfe Persique ; les troupes auxiliaires des nations « barbares » qui chevauchent à envahir le territoire syrien ; les frontières turques au nord et saoudites au sud - à travers l'Irak et la Jordanie - ouvertes aux groupes djihadistes ; le nord d'Israël devenu une zone de logistique pour lesdits groupes ; la série de conférences d'« amitié » avec le peuple syrien (sic) ; les projets de résolution au sein du Conseil de sécurité sur la Syrie ; les sanctions économiques ; l'isolement politique et diplomatique ; la propagande et la campagne médiatique ; le complot sur l'usage des armes chimiques par l'armée syrienne ; le financement, l'armement et le soutien des djihadistes ; (...) Lire la suite »

Pressions et menaces récentes d´Israël sur la Suisse : brève mise en perspective

Nicolas BOEGLIN
Durant ces derniers mois, agissant en sa qualité de dépositaire des quatre Conventions de Genève de 1949 sur le droit international humanitaire, la Suisse a convoqué une conférence internationale sur le respect du droit international humanitaire dans les territoires palestiniens occupés, invitant à y participer l´ensemble des Etats Parties à ces instruments internationaux.
Comme on le sait le droit international humanitaire (aussi appelé « droit des conflits armés » ou « droit de la guerre ») réunit l´ensemble des règles internationales applicables aux combattants durant un conflit armé et impose certaines obligations juridiques, qu´il s´agisse de groupes armés ou de forces régulières des Etats. Cette conférence a effectivement eu lieu ce 17 décembre à Genève. Quelques détails antérieurs à la tenue de la conférence : Une note de presse publiée en Suisse (voir note) bien avant le 17 décembre indiquait que : « Alors qu'une conférence internationale doit se tenir le 17 décembre à Genève, pour débattre notamment du droit humanitaire sur les territoires palestiniens, la Suisse a subi des pressions, notamment de la part d'Israël et des Etats-Unis, pour en annuler l'organisation'. La même note indiquait que le ' porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, estime de son côté que la Suisse 'abuse de manière flagrante de sa position privilégiée.' Ce sera un tribunal, 'aux (...)Lire la suite »
Ce sont les présidents américains qu’il faudrait juger pour crimes contre l’humanité...

« Nous sommes tous Américains », sauf le Venezuela

Jean ORTIZ
L’histoire retiendra l’exclamation (sincère ou pas) de Barak Obama, le 17 décembre 2014, pour justifier le changement de politique sur la « question cubaine » : « Nous sommes tous Américains » ; mais il semble que pour la Maison Blanche le Venezuela le soit moins que les autres.
En effet, le lendemain de cette soudaine révélation et de l’annonce d’un processus de rétablissement (à terme) de relations normales avec Cuba, le même Obama signait la « Loi de défense des droits de l’homme et de la société civile au Venezuela 2014 », approuvée le 8 décembre par le Sénat et le 10 décembre par la Chambre des Représentants. Il ne s’agit pas ici de bouder notre plaisir de voir le peuple cubain faire plier « l’Empire » après plus de cinquante ans d’un affrontement inégal ; Washington a dû se rendre à la raison : Cuba n’est pas un morceau de soviétisme importé, isolé, qui s’obstine à résister sous les tropiques, mais une révolution nationale souveraine (au bilan reconnu internationalement), très spécifique, très endogène, fruit d’une histoire ô combien prégnante et rebelle... « Si ton voisin t’insupporte, déménage », chantait le vieux troubadour cubain Carlos Puebla. Les Etats-Unis auront tout tenté (sauf de déménager) avant d’admettre la simple réalité géopolitique et d’accepter enfin la cohabitation avec (...) Lire la suite »

Lettre de Janvier à Obama : la dernière.

Jacqueline ROUSSIE
Monsieur le Président, Comme des millions de personnes attachées à la liberté, j’ai eu une immense émotion en apprenant votre décision de rendre la liberté aux trois derniers des cinq cubains si injustement emprisonnés aux USA. Ce premier pas, ainsi que le rétablissement annoncé, des relations diplomatiques de votre pays avec Cuba, devrait ouvrir une nouvelle ère de respect mutuel entre vos deux pays. Je ne doute pas que cette décision aura ajouté une touche de bonheur au sein même de votre famille pour ces fêtes de fin d’année. Avec cette lettre, qui est la soixante quatorzième que je vous écris, je voudrais vous parler d’un autre cas douloureux, passé sous silence, lié aux relations entre Cuba et les Etats-Unis, celui d’Ana Belén Montes. Ce cas aurait quelque chose à voir avec ce « mystérieux espion cubain » que les autorités cubaines ont libéré avec Alan Gross. Vous n’avez pas encore mentionné son nom, mais selon la revue Newsweek, cet homme est vraisemblablement Rolando Sarraff Trujillo qui, alors (...) Lire la suite »

Les douze étapes… employées par les Etats-Unis pour changer un régime !

Aeneas GEORG
Désormais, nous savons que la Russie connaît bien les méthodes des changements de régime, dont l’empire du Chaos use et abuse afin de maintenir sa suprématie.
C’est apparu très clairement dans l’allocution de Poutine au Club Valdaï. Quant à la récente révolution à Hong Kong, même si elle a un nom sympa, elle suit assez bien le schéma standard de changement de régime et de déstabilisations politiques formatées par les Etas-Unis. Et les Chinois n’ont pas besoin de sous-titres ! Voici douze étapes utilisées par les EU pour changer un régime politique : 1- Envoyer des agents de la CIA, du M16 et d’autres officines vers le pays cible, comme touristes, étudiants, volontaires, hommes d’affaires ou encore journalistes. 2- Lancer des ONG estampillées, luttant pour la démocratie et les droits de l’homme, afin d’attirer les promoteurs de la liberté et des idéaux supérieurs. 3- Attirer les traîtres, en particulier des universitaires, des politiciens, des journalistes, des soldats, etc., par l’argent, ou le chantage, pour ceux qui ont commis quelque chose de répréhensible. 4- Si le pays a des syndicats, les contrôler par la corruption. 5- Choisir une appellation sympa ou (...) Lire la suite »

Ceci n’est pas un banc

TGB
Xavier Bonnefont, maire UMP d’Angoulême a un foutu talent. C’est Marcel Duchamp revisité, Magritte réincarné, l’homme politique étriqué reconverti en génie de l’absurde. Oui, une société productiviste qui invente le banc sur lequel il est interdit de s’asseoir ne peut que mériter le respect. Marque lucide d’une civilisation à son apogée ; matérialisation de l’intelligence humaine, dans toute sa quintessence. Déjà en termes économiques c’est prodigieux. Non seulement on produit des bancs, mais ensuite on produit du grillage pour annuler le banc. Faire et défaire étant toujours faire, ça ne peut que mériter le respect. Dans ce registre visionnaire et d’envergure on pourrait facilement décliner le concept et imaginer d’interdire la route aux véhicules, le train aux voyageurs et concevoir un téléphone qui n’appelle personne comme exposer un plug anal géant qu’on ne peut se carrer dans l’ognon. Le boulot sans salaire mais avec expulsion existant déjà. Car il est évident que dans l’histoire du banc, le problème (...) Lire la suite »
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Le geste historique d’Obama (zcomm.org)

Noam CHOMSKY
L'établissement de relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis a été salué comme un événement d'importante historique. John Lee Anderson, qui a signé des commentaires très intéressants sur la région, a réagi comme l'ensemble des intellectuels libéraux. Il écrit dans le New Yorker : « Barack Obama montre qu'il peut agir comme un homme d’État d'envergure internationale. En l'occurrence cela est également vrai pour Raul Castro. Pour les Cubains ce moment sera hautement cathartique et apportera des transformations historiques. Leurs relations avec le riche et puissant voisin du nord sont restées congelées aux années 1960, et ce depuis 50 ans. Jusqu'à un point surréaliste leurs destins sont restés gelés de la même façon. Pour les citoyens des États-Unis cela est également important. La paix avec Cuba nous ramène momentanément à cet âge doré où les États-Unis étaient un pays aimé partout dans le monde, lorsqu'un jeune et beau J.F.K. était président – avant le Vietnam, avant Allende, avant l'Irak et toutes (...) Lire la suite »

Etats-Unis/Cuba : après le bâton, la carotte

Jacques-François BONALDI


Je poursuis mes petits commentaires au sujet de la reprise annoncée des relations diplomatiques avec les USA. C’est en fait, et au fond, parce que l’environnement tant intérieur (impossibilité de se représenter, donc liberté de certains choix ; pressions de plus en plus fortes de certains secteurs économiques pour pouvoir accéder au marché cubain ; réduction, du fait de son vieillissement naturel de l’extrême droite miamaise et donc de son influence, entre autres) qu’extérieur (mise à jour du modèle économique cubain – remarquons bien qu’il ne s’agit pas d’actualisation « politique » - isolement de Washington face à l’Amérique latine à cause de sa politique cubaine ; isolement face à la « communauté internationale » à cause du blocus), entre autres raisons, qu’Obama a adopté la politique que n’importe quel autre gouvernement national, dans un cas pareil, aurait adoptée depuis bien longtemps, n’était le « traumatisme » qu’a vécu et que continue de vivre la Maison-Blanche, tous partis confondus, face à cet événement (...) Lire la suite »

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