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jeudi 10 octobre 2013

Rythmes scolaires : même prolongée, l’aide gouvernementale aux communes révèle ses limites ; la mobilisation se poursuit

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Rythmes scolaires : même prolongée, l’aide gouvernementale aux communes révèle ses limites ; la mobilisation se poursuit

s'informerLa promesse faite hier par le Premier ministre de pérenniser en 2014 le fonds d’aide aux communes n’a pas pour l’instant calmé le mécontentement. Le fonds n’est garanti que pour 2014-2015, en faisant largement appel aux sommes non utilisées en 2013-2014, mais il n’est aucunement assuré pour les années suivantes. Les difficultés avec la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) ne sont pas réglées : un groupe de travail sera créé. La CNAF avait accepté d’assouplir les taux d’encadrement pour les activités périscolaires, mais continue à subordonner son aide à la signature d’un projet éducatif territorial.
La mobilisation s’est poursuivie hier à Toulouse où, dans un département où le décret Peillon est appliqué majoritairement, 200 enseignants ont défilé devant le rectorat en demandant l’abandon de la réforme. À Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle), des parents viennent de lancer une pétition contre les nouveaux horaires.
La commune de Janvry (Essonne) vient d’annoncer son refus d’appliquer la réforme en 2014. Le maire invite ses collègues à adopter la même position. Il dénonce en particulier la « fracture entre communes riches et pauvres » qu’implique précisément le projet éducatif territorial.
Par ailleurs, à l’ouverture du congrès de l’Association des départements de France, il a été annoncé que le Conseil général de Seine-Saint-Denis et l’Académie de Créteil viennent de signer le premier projet éducatif territorial à l’échelle d’un département, en vue d’une « adaptation plus forte aux caractéristiques du territoire ».
filet pointilles gris

picto_prendre_positionL’école publique relève de la République, pas des territoires !

Tous les témoignages de parents, d’enseignants, de personnels confrontés à la réforme des rythmes scolaires concordent : là où la réforme des rythmes scolaires de la loi Peillon s’applique, c’est une catastrophe !
Dans les 18 % des communes qui l’ont mise en place, c’est le maire qui décide l’organisation du calendrier scolaire.
A Paris, où le maire PS, Bertrand Delanoë, a fait passer son projet en force, c’est le chaos dans les écoles : les salles de classe réservées jusqu’alors à l’instruction sont utilisées par toutes sortes d’intervenants, pour toutes sortes d’activités. C’est la porte ouverte aux associations de toutes sortes ! Les horaires varient d’un jour à l’autre, d’une école à l’autre ! Les enfants fatigués, désorientés, ne savent plus où ils en sont !

Les enseignants, les personnels, les parents demandent la suspension immédiate de la réforme

Cette réforme, décidée par le maire dans le cadre d’un « projet éducatif territorial » variable d’une commune à l’autre, dépendant de la richesse de la commune, fait éclater le cadre national de l’école.
Le gouvernement voudrait imposer la réforme Peillon, reliée à son projet d’« acte III de la décentralisation », à toutes les écoles de toutes les communes à la rentrée 2014.
Ce serait alors la fin de l’Education nationale. C’est cela que l’ensemble des députés PS, Front de gauche et Verts ont voté à l’Assemblée nationale.
vignette tract POI
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Mais dans les écoles, enseignants, animateurs et parents veulent que cela s’arrête ! Dans cet arrondissement de Paris, c’est l’ensemble des directeurs d’école qui dénoncent « le projet territorial qui produit au quotidien ses effets dévastateurs ». A Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, les enseignants appellent dans l’unité de tous leurs syndicats à la grève et à un rassemblement à la mairie le 3 octobre pour « la suspension immédiate de la réforme ».
Parents, enseignants, personnels ne veulent pas de la dislocation de l’école, pas plus que les maires veulent la dislocation de la République prévue par l’« acte III de la décentralisation » avec son projet de loi sur les métropoles.
Réforme Peillon, territorialisation de l’école, « acte III de la décentralisation » avec la métropolisation, budget d’austérité aux ordres de l’Union européenne, contre-réforme des retraites… Est-il légitime de constater que ce gouvernement poursuit et aggrave dans tous les domaines la politique du gouvernement précédent ? Est-il légitime de dire qu’aucune concession, aucune complaisance ne peut être tolérée à son encontre ?
Catégories: ENSEIGNEMENT
                                                                     

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