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lundi 12 août 2013
Mali : Cissé reconnaît sa défaite au second tour de la présidentielle et félicite son rival Keïta
Mali : Cissé reconnaît sa défaite au second tour de la
présidentielle et félicite son rival Keïta
Plus
tôt dans la soirée, l'ancien Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta arrivait
"très largement en tête" du second tour, après le dépouillement de
deux tiers des bulletins.
L'un des deux candidats en lisse, Soumaïla Cissé, vote pour le second tour de l'élection présidentielle, le 11 août 2013 à bamako (Mali). (HABIBOU KOUYATE / AFP)
Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le , publié le
Avant même le dépouillement de la totalité des
suffrages, Soumaïla Cissé, a reconnu, lundi 12 août, sa défaite au second
tour dela
présidentielle au Mali. Il est allé rencontrer son rival Ibrahim Boubacar Keïtapour
le féliciter. "Je suis allé
le voir pour le féliciter et lui souhaiter bonne chance pour le Mali",
a-t-il déclaré.
Plus tôt
dans la soirée, après dépouillement de deux tiers des bulletins, l'ancien
Premier ministre et grand favori de l'élection, Ibrahim Boubacar Keïta,
surnommé IBK, arrivait"très largement en tête",
selon un source proche de la Commission nationale de dépouillement, qui
centralise les votes de l'ensemble du territoire malien. Et déjà, dimanche,
Ibrahim Boubacar Keïta, 68 ans, et Soumaïla Cissé, 63 ans, deux vétérans de la
vie politique malienne qui ont occupé de hautes fonctions, avaient appelé leurs
partisans au calme et à la sérénité dans l'attente de la publication des
résultats.
IBK, le vainqueur tout désigné aura la très lourde tâche de redresser et de
réconcilier un pays traumatisé et affaibli pardix-huit mois
d'une profonde crise politique et militaire. Elle avait débuté en
janvier 2012 par une offensive de rebelles touareg dans le Nord. Deux mois plus
tard, un coup d'Etat militaire avait précipité la chute du nord du Mali aux
mains de groupes jihadistes et criminels. Ils ont laminé la rébellion touareg
et l'armée malienne, commis d'innombrables exactions, avant d'être en grande
partie chassés par l'intervention militaire franco-africaine toujours en cours.
Ce conflit a plongé le Mali dans la récession, accentué la pauvreté, ravivé les
tensions entre communautés touareg, arabes et noires, et provoqué un exode
massif de population, environ 500 000 déplacés internes et réfugiés.
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