| La roupie indienne continue de plonger |
| La roupie continuait de faiblir ce matin. Les propos du gouvernement et les mesures prises ces dernières semaines n'ont pas suffi à calmer le marché, inquiété par une croissance en berne (au plus faible depuis dix ans) et une fuite des capitaux étrangers. La Bourse de Bombay, qui avait chuté de près de 4 % vendredi, perdait 1,3 % en début de séance ce matin. La devise indienne a atteint un nouveau plus bas historique face au dollar américain, à 62,35 roupies pour un dollar, stagnant ainsi sous le seuil des 62 roupies pour un dollar. Depuis le début de l'année, elle a perdu près de 14 % de sa valeur, toujours par rapport au billet vert, soit la baisse la plus forte parmi les devises des grands pays asiatiques, devant le yen japonais. Certaines raisons de l'affaiblissement de la roupie n'ont rien à voir avec l'Inde. Les devises des grands pays émergents connaissent actuellement des accès de faiblesse en raison d'un départ des capitaux étrangers vers les Etats-Unis, où la croissance et les taux devraient remonter. (Lire l'article à paraître dans Le Monde d'aujourd'hui sur le sujet : "En Inde, la roupie atteint son plus bas historique et la Bourse dégringole".) |
| Samedi, le premier ministre indien, Manmohan Singh, a tenté de calmer les esprits en assurant ne pas redouter une répétition de la crise de 1991, lorsque le pays avait été à deux doigts de faire défaut sur sa dette. |
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| Egypte : l'UE veut peser sur la situation |
| Les gouvernements de l'Union européenne s'interrogent sur la meilleure manière d'utiliser leurs liens économiques avec l'Egypte pour persuader l'armée au pouvoir de mettre un terme aux violences (plus de 800 personnes sont mortes depuis mercredi) et de trouver un compromis avec les partisans du président déchu Mohamed Morsi. Des discussions auront lieu aujourd'hui à Bruxelles entre diplomates des Vingt-Huit pour définir les domaines de coopération économique qui pourraient être visés. Elles devraient être suivies rapidement d'une réunion des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne. |
| Cette capacité de pression sur Le Caire reste toutefois limitée. L'UE n'est pas le plus gros prêteur en Egypte et la majeure partie de l'aide actuelle est déjà bloquée en raison de réformes démocratiques jugées inadéquates. |
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| Hausse du coût de la vie étudiante |
Le coût de la vie étudiante pour l'année 2013-2014 grimpe encore. Il augmente de 1,6 %, soit 1,5 fois l'inflation, selon l'UNEF, première organisation étudiante de France. Un accroissement dû à la hausse des dépenses liées au logement, comme l'électricité et l'assurance habitation, mais aussi à l'augmentation des frais obligatoires (frais d'inscription à l'université, tickets de restauration universitaire, cotisation à la Sécurité sociale étudiante...) qui ont progressé de 1,6 % cette année et de 35 % sur les dix dernières années. Il faudra ainsi compter entre 10 500 et 15 500 euros pour financer une année d'études hors domicile parental alors qu'il devient de plus en plus difficile pour les étudiants de faire appel à la solidarité familiale sur fond de crise, pointe l'UNEF. D'où un recours au salariat pour plus de la moitié des étudiants, qui obère leurs chances de réussite, tandis que certains renoncent à des soins médicaux.
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| Pour le seul mois de septembre, le coût de la rentrée affiche une hausse de 2 %, à 2 481,73 euros, selon la FAGE, deuxième organisation étudiante. |
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| Pétrole : désordre en Libye |
Le gouvernement libyen menace de faire usage de la force pour rétablir l'ordre dans le secteur pétrolier, poumon économique du pays, agité par des mouvements de protestation. Un groupe de gardes des installations pétrolières, en conflit ouvert avec le gouvernement, a décidé de saisir des navires et d'exporter le pétrole pour son profit personnel. En retour, le premier ministre Ali Zeidan a menacé de bombarder tout bateau qui s'approcherait des ports pétroliers sans être lié par un contrat avec la Compagnie nationale de pétrole. Depuis plusieurs semaines, ces conflits affectent la production libyenne, tombée à 500 000 barils par jour, contre 1,5 million auparavant. A la fin de juillet, la production est même descendue jusqu'à 330 000 barils par jour.
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| Pour le premier ministre, la situation a "entamé la crédibilité de la Libye sur le marché mondial du pétrole", dont les cours ont été dopés par les événements en Egypte et par la chute de la production en Libye. |
| TEXTOS |
Etats-Unis : le président Barack Obama va s'entretenir aujourd'hui avec les régulateurs des marchés financiers pour faire le point sur l'application de la réforme de Wall Street, votée en 2010 par le Congrès, pour répondre à la crise financière de 2007-2009. Son objectif est d'éviter que la faillite d'un établissement financier dit "systémique" ne déstabilise les marchés.
Russie : le numéro un mondial de l'aluminium, le groupe Rusal, a annoncé aujourd'hui avoir essuyé une perte nette de 439 millions de dollars au premier semestre cette année. Il devrait réduire sa production plus que prévu.
France : le gouvernement fait sa rentrée sur le thème "la France en 2025", un séminaire qui"permettra d'arrêter les grandes priorités, une méthode ainsi qu'un calendrier de travail" pour le pays, selon les mots du président Hollande.
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Chine : l'autorité de régulation des marchés boursiers du pays a indiqué avoir ouvert une enquête à la suite d'une grave erreur commise par une maison de courtage qui s'est traduite vendredi par un bond de plus de 5 % de l'indice composite de la place de Shanghaï.
Espagne : les créances douteusesdes banques espagnoles ont atteint un nouveau record en juin, à 11,61 % au total des crédits, signe de la fragilité persistante du secteur malgré l'existence d'une structure de défaisance.
A lire aujourd'huidans le cahier Eco & Entreprises du Monde : "Les investisseurs parient sur la reprise en Occident" (à lire en édition abonnés dès maintenant sur Le Monde.fr) : on assiste aujourd'hui à une fuite des capitaux des pays émergents par crainte d'un resserement monétaire de la banque centrale américaine.
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| + 93,7 % |
Le déficit commercial du Japon a quasiment doublé en juillet sur un an, à près de 8 milliards d'euros, à cause d'un renchérissement des importations dû à la faiblesse du yen. Il s'agit du treizième mois consécutif de déficit enregistré par la balance commerciale de la troisième économie mondiale, une série inédite depuis plus de trente ans pour un pays autrefois habitué à des excédents soutenus par la puissance de ses industries exportatrices (électronique, automobile, etc.). L'Archipel doit en effet importer nettement plus d'hydrocarbures depuis l'accident nucléaire de Fukushima de mars 2011 qui a entraîné l'arrêt, par précaution, de la quasi-totalité des réacteurs du pays. |
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| BLOG |
| Livre de la semaine : En route vers le monde d'après |
Aujourd'hui, nous allons parler du passionnant livre de Franck Biancheri, En route vers le monde d'après, paru aux éditions Anticipolis, où vous pourrez le commander en ligne.
Dans un premier temps, l'auteur, directeur des études du laboratoire de recherche LEAP et coordinateur du formidable bulletin mensuel d'analyse GEAB (dont le premier numéro de 2006 a parfaitement annoncé la crise des subprimes et la crise mondiale), démontre à quel point la crise actuelle est une crise globale, annonciatrice de la fin du monde façonné par l'Occident qui dure depuis trois siècles. Il analyse son suicide actuel par les emprunts d'Etat qu'il émet par tonnes...
Dans une deuxième partie, il pose l'enjeu : "2010-2020 : Construire une nouvelle gouvernance globale ou sombrer progressivement dans un conflit entre grands blocs régionaux". Le G20 ayant échoué à se muer en un début de gouvernement mondial, la situation va probablement dégénérer en une inévitable dislocation géopolitique mondiale, qui va commencer par la décomposition rapide de l'ensemble du système international actuel (donc par la défaite du dollar), la chute des Etats-Unis dans une dépression majeure, la montée en puissance de la Chine et de son glacis, et le choix historique de l'Europe, entre aiguilleur mondial ou national-européisme.
Dans un troisième temps, il propose des pistes pour adapter la France au monde d'après : renouvellement d'élites qui ne croient plus en leur peuple, libération de l'influence des Américanistes, polycentrisme, renouvellement intellectuel, valorisation de notre langue, etc.
Dans la dernière partie, Franck Biancheri, illustre penseur et acteur d'une Grande Europe, développe une vision pour un renouvellement du projet européen, pour l'ancrer dans la réalité des peuples européens et du monde d'après la crise : démocratisation, écoute des peuples, renforcement de la zone euro, révolution linguistique basée sur le français, allemand et russe, "tiercé gagnant des prochaines décennies", valorisation des diplômes universitaires internationaux, refonte d'Erasmus...
En conclusion, l'auteur narre deux chroniques du futur 2010-2020 :
- L'aube douloureuse du "monde d'après" ; - Le crépuscule tragique du "monde d'avant" montrant que plusieurs choix s'offre à nous - et que chaque décision peut s'avérer cruciale quant à un destin de liberté et de prospérité, qui reste très fragile...
Si vous aimez le GEAB, vous adorerez ce livre qui en est un formidable approfondissement - très peu de livres se risquant à tracer des anticipations politiques, économiques et sociales à dix ans...
Bonne lecture ! |
| Lu sur le blog Les crises.fr |
| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
Les Echos : Rentrée à hauts risques pour le gouvernement |
| Le Figaro économie : Remue-ménage dans les palaces parisiens |
| The Financial Times : Le plein essor de l'énergie américaine favorise l'objectif d'Obama concernant les exports |
| The Wall Street Journal : Le roi d'Arabie soutient la répression en Egypte |
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