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lundi 19 août 2013

à lire sur Libération.fr , lundi 19 août 2013

                                                                  
         Lundi 19 août 2013

Les ministres à l'Elysée pour plancher sur 2025
Le gouvernement reprend le travail lundi, histoire de faire le point après les brèves vacances de l'exécutif et de resserrer les rangs autour de François Hollande et Jean-Marc Ayrault.
A Frangy, les tontons rangent leurs flingues
REPORTAGE Arnaud Montebourg et Claude Bartolone ont évité toute critique de la politique de l’exécutif, lors de la Fête de la rose.
ÉDITION ABONNÉS
Le PS au pouvoir, saison 2
ANALYSE Hollande compte bien engranger politiquement sur l’amorce de reprise.
                                                         La Une de l'édition du 19 août 2013
                                                            


Calme trompeur en Egypte
Au terme d’une semaine de heurts, la mobilisation des Frères musulmans semblait s’essouffler, hier. Les islamistes pourraient désormais opter pour des actions plus radicales.
ÉDITION ABONNÉS
Al-Sissi face à son destin
Le général a beau être responsable des tueries de ces derniers jours et avoir un parcours jalonné de zones d’ombre, il n’en est pas moins perçu comme l’homme providentiel par nombre d’Egyptiens.
Jugement attendu dans le procès de Gérard Dalongeville
L'ex-maire d'Hénin-Beaumont, contre qui le parquet a requis quatre ans de prison dont deux ferme, sera fixé sur sa peine dans la journée. A défaut de relaxe, son avocat a prévenu qu'il ferait appel.
Tamgho, trois sauts vers l'or
Le Français décroche le titre mondial du triple saut avec un ultime bond à 18,04 m, record de France.
                                                           L'édito

Doutes

Par ALEXANDRA SCHWARTZBROD
Mais qui est réellement le général Abdel Fattah al-Sissi ? De la réponse à cette question dépend l’avenir d’un pays central sur la carte proche-orientale. Al-Sissi est le nouvel homme fort de l’Egypte, la chose est entendue. Si l’on en doutait encore, il suffit d’être attentif à ces mots, assénés devant les principaux chefs de l’armée et de la police, hier, les premiers depuis le bain de sang de mercredi : «Nous ne plierons pas.»Une façon de montrer au pays, mais aussi à la communauté internationale, que c’est lui, et bien lui, qui a la main. A la grande surprise des Occidentaux, une bonne partie des Egyptiens, et notamment des libéraux, s’en félicitent. «L’effritement de l’Etat, que les Frères musulmans ont grandement aggravé du fait de leur politique sectaire, pro-islamiste et antinationale, est un énorme danger pour le pays. D’où le sentiment actuel d’une solidarité nécessaire entre le peuple et les appareils de l’Etat», nous écrivait hier l’un d’eux, louant l’initiative des «comités de quartier [désormais illégaux, nldr] qui permettront de contrer le monopole que le ministère de l’Intérieur voudrait reprendre dans la rue». Fort bien. Mais comment faire confiance à un homme qui a donné l’ordre d’ouvrir le feu sur des manifestants (provoquant la mort d’au moins 750 personnes en quatre jours) et qui encourage la télévision nationale à afficher en continu le logo «l’Egypte combat le terrorisme» ? Qui peut assurer que cet homme-là redonnera un jour le pouvoir aux civils ?

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