Les bonnets rouges, une révolte postmoderne
Présentéisme inquiet, fragmentation et recomposition de la société, effacement des repères et discrédit du politique: bien des traits que l’on attribue à la postmodernité, ou à l’hypermodernité, se retrouvent dans le mouvement breton.
Les «bonnets rouges», le 2 novembre 2013 à Quimper. REUTERS/Stephane Mahe -
Celui qui a eu l’idée de coiffer la révolte bretonne d’un «bonnet rouge» mérite un premier prix de communication politique. Ce signe écarlate de ralliement n’offre pas seulement une claire identification visuelle au mouvement. Il a surtout l’immense avantage de l’ancrer dans une légitimité historique. On le sait, une «révolte des Bonnets rouges», dite aussi des papiers timbrés, agita la Bretagne, en 1675, contre les taxes imposées par Louis XIV.
En même temps, la colère bretonne de 2013 est terriblement représentative de la période actuelle. Ses formes étranges, qui désarçonnent autant les commentateurs que les acteurs politiques, invitent à l’interpréter à la lumière de la postmodernité qui caractérise notre société désorientée....
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