L’entreprise d’électroménager Fagor dépose le bilan, 1 870 salariés menacés
Cette décision, présentée comme une mesure de protection, doit permettre à FagorBrandt, selon son directeur général, « de poursuivre sa recherche de solutions visant la continuation de son activité tout en préservant l’emploi ».
En France, sont concernés 1870 salariés sur sept sites : La Roche-sur-Yon et Aizenay (Vendée, 445 salariés), Orléans (Loiret, 523), Vendôme (Loir-et-Cher, 221), Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine, 342), Cergy-Pontoise (Val d’Oise, 235), Lyon (Rhône, 40).
« S’il faut devenir des bretons, on va devenir des bretons » a crié Marie Molière, à La Roche-sur-Yon exprimant la colère des salariés des sites vendéens suite à l’annonce du dépôt de bilan. Pour Philippe Berger, de la CGT, « si l’État n’intervient pas, les conséquences seront dramatiques : on préfère brûler l’usine que laisser partir l’outil de travail ».
La situation de FagorBrandt découle de la décision de l’entreprise coopérative Basque Mondragon, il y a une semaine, de ne plus renflouer les dettes du groupe Fagor qui lui appartient (5700 emplois en Espagne, France, Pologne, Maroc et Chine). Sa filiale polonaise a déjà déposé le bilan (1400 emplois). Ses unités espagnoles s’apprêtent à le faire, menaçant 4000 emplois directs ou indirects au pays Basque espagnol.
Catégories: EMPLOI
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