| Economie mondiale : reprise mais des risques menacent |
| L'économie mondiale devrait continuer à croître à un rythme modéré au cours des deux prochaines années, mais les responsables de l'action publique doivent veiller à ce que l'instabilité des marchés de capitaux et les fragilités sous-jacentes de certaines grandes économies ne fassent pas dérailler la croissance, selon les dernières "Perspectives économiques" de l'OCDE. Dans les 34 pays membres de l'OCDE, la croissance du PIB devrait s'accélérer, passant de 1,2 % cette année à 2,3 % en 2014 et 2,7 % en 2015. L'économie mondiale, pour sa part, devrait enregistrer une croissance de 2,7 % cette année, avant de monter en régime pour passer à 3,6 % en 2014 et 3,9 % en 2015. Le rythme de la reprise économique mondiale est plus faible qu'annoncé en mai dernier, en raison notamment de la dégradation des perspectives pour les économies émergentes. Aux Etats-Unis, la croissance devrait selon les prévisions atteindre 2,9 % en 2014 et 3,4 % en 2015. Au Japon, la progression du PIB va sans doute ralentir pour s'établir à 1,5 % en 2014 et à 1 % en 2015. Enfin, la zone euro devrait amorcer une reprise, avec une croissance qui devrait ressortir à 1 % en 2014 et à 1,6 % en 2015. La croissance a commencé à se redresser en Chine, mais restera plus faible que prévu auparavant dans la plupart des autres grandes économies de marché émergentes. Les "Perspectives économiques" font cependant mention d'un ensemble de risques de dégradation par rapport à ces prévisions de reprise. Elles soulignent le ralentissement préoccupant de la croissance des échanges mondiaux, des flux d'investissement direct étranger et de la formation de capital fixe, ainsi que la poursuite d'un taux de chômage obstinément élevé, particulièrement en Europe où il ne devrait passer en dessous des 12 % qu'à la fin 2015. En France, le chômage ne connaîtrait pas de baisse avant le deuxième trimestre 2015, là où le gouvernement entend inverser"durablement" la courbe du chômage à partir de la fin 2013. |
| L'OCDE estime que la politique monétaire des Etats-Unis devrait rester accommodante, mais propose un fléchissement progressif des achats d'actifs par la Réserve fédérale, afin de limiter les conséquences d'une telle évolution sur les économies de marché émergentes vulnérables. L'organisation installée à Paris appelle à ce qu'il soit mis fin au blocage budgétaire aux Etats-Unis, grâce à la suppression du plafond de la dette nominale et à la mise en œuvre d'un programme budgétaire coordonné à moyen terme. Saluant la récente baisse de taux opérée par la Banque centrale européenne, l'OCDE indique qu'une poursuite de l'assouplissement sera peut-être nécessaire si les risques de déflation s'intensifient. |
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| UE : reprise confirmée du marché auto |
| Les immatriculations de voitures neuves ont connu une hausse de 4,7% en octobre, deuxième mois consécutif de croissance dans ce secteur, ce qui n'était pas arrivé depuis septembre 2011. Au mois d'octobre, un peu plus d'un million de voitures neuves ont été immatriculées dans les 27 pays de l'UE (hors Malte), selon les données de l'Association des constructeurs automobiles européens. Octobre profite à la plupart des gros constructeurs. Le n° 1 européen, le groupe Volkswagen, croît de 5,8%. Renault connaît également une hausse de ses ventes (+14,8%), tant pour sa marque Renault (+14,1%) que pour sa filiale à bas coûts Dacia (+16,8%). Toutefois, PSA Peugeot Citroën enregistre un nouveau mois de baisse, –0,9%. C'est également le cas du groupe italien Fiat (–7,3%). Excepté l'Italie, dont les ventes ont chuté de 5,6% par rapport à 2012, les autres pays ont vu leur demande de voitures neuves augmenter : +2,3% en Allemagne, +2,6% en France, +4% au Royaume-Uni et +34,4% en Espagne. |
| Sur les dix premiers mois de 2013 toutefois, les ventes de voitures neuves dans l'UE sont toujours en baisse, avec un recul 3,1%. La croissance a principalement été tirée par l'Espagne (+1,1%) et le Royaume-Uni (+10,2%), tandis que la demande est en baisse en Allemagne (–5,2%), en France (–7,4%) et en Italie (–8%). |
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| L'écotaxe suspendue en attendant une réforme de la fiscalité |
| Invité de RTL ce mardi 19 novembre, Philippe Martin, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, a soutenu l'action du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui a suspendu l'écotaxe après la forte opposition qu'elle a engendrée. "Je crois que le premier ministre a eu raison de privilégier l'apaisement, a affirmé M. Martin. Je suis solidaire de cette équipe, s'il faut reprendre les choses, je suis d'accord avec ça." Le ministre ne remet pas en cause cette mesure mais estime qu'elle a été mal expliquée. "Un principe même pertinent, s'il est mal compris et arrive au mauvais moment, ne marche pas", a-t-il déclaré avant d'ajouter :"Mieux vaut prendre le temps de l'explication plutôt que de l'imposer." |
| Jean-Marc Ayrault annonce qu'il va recevoir les partenaires sociaux "dans les prochains" jours pour engager une "remise à plat" de la fiscalité, dans une interview mardi au journal "Les Echos". "Le système fiscal français est devenu très complexe, quasiment illisible, et les Français, trop souvent, ne comprennent plus sa logique ou ne sont pas convaincus que ce qu'ils paient est juste, que le système est efficace", admet le premier ministre. |
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| Suppressions de postes chez Alitalia ? |
| Alitalia pourrait supprimer entre 2 500 et 2 600 postes dans le cadre d'un plan de restructuration, approuvé la semaine dernière par la direction, destiné à sauver la compagnie aérienne de la faillite, ont dit lundi des sources syndicales. D'après ces dernières, ces mesures concerneront à la fois les pilotes, le personnel navigant et les salariés au sol. L'une des sources a précisé que la direction prévoyait une réunion avec les syndicats jeudi ou vendredi. Les syndicats ont prévenu qu'ils étaient prêts à aller à l'affrontement en cas de suppressions de postes chez Alitalia, qui avait déjà réduit ses effectifs d'un tiers lors de sa privatisation il y a cinq ans. (Lire) |
| Une porte-parole d'Alitalia, qui doit chercher un nouveau partenaire après la décision d'Air France-KLM de ne participer à l'augmentation de capital de l'entreprise, a déclaré que, en l'état actuel, le nouveau plan industriel faisait seulement référence à des mesures de réduction des coûts et ne mentionnait à ce stade aucune suppression de postes. |
| TEXTOS |
Climat : les émissions mondiales de dioxyde de carbone devraient atteindre cette année le niveau record de 36 milliards de tonnes, d'après les estimations d'un groupe de chercheurs publiées mardi. Le rapport du Global Carbon Projectillustre l'incapacité des décideurs politiques à réduire les émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre, facteur du réchauffement climatique.
Bangladesh :l'amélioration des conditions de travail dans l'industrie du textile et de l'habillement bangladaise, marquée récemment par une série de catastrophes de grande ampleur, est vitale pour parvenir à une croissance durable, estime l'Organisation internationale du travail dans un rapportpublié lundi.
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Chine : les investissements directs étrangers ont crû de 5,77 % sur un an au cours des dix premiers mois de 2013, tout en enregistrant le mois dernier un net ralentissement.
Afrique : le PIB de la République démocratique du Congo devrait augmenter de 8,7 % en 2014, selon la prévision de croissance du projet de loi de finances pour 2014 dévoilé dans la nuit de lundi à mardi. La RDC est le dernier pays au classement de l'indice du développement humain publié chaque année par l'ONU.
Interparfums : le groupe Interparfums, spécialisé dans la création et la commercialisation de parfums sous licence, a revu une nouvelle fois en hausse son objectif de chiffre d'affaires pour l'exercice en cours, qu'il voit désormais autour de 340-345 millions d'€.
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| 200 milliards d'euros |
C'est le coût annuel des pertes économiques liées dans le monde à des catastrophes climatiques, dit un rapport de la Banque mondiale, lundi. Le réchauffement climatique provoqué par l'accumulation de gaz à effet de serre devrait conduire à une aggravation de cette situation avec inondations, sécheresses et dépressions de plus en plus destructrices, estime un groupe de scientifiques de l'ONU. "Les pertes économiques ont augmenté, passant de 50 milliards de dollars par an dans les années 80 à un peu moins de 200 milliards de dollars annuels lors de la dernière décennie, et trois quarts de ces pertes sont le résultat de phénomènes climatiques extrêmes",explique Rachel Kyte, vice-présidente de la Banque mondiale chargée du développement durable. "On ne peut pas établir de lien entre un événement météorologique et le changement du climat, mais les scientifiques estiment que les phénomènes extrêmes vont se multiplier si rien n'est fait pour lutter contre le changement climatique", ajoute-t-elle. Le coût des catastrophes naturelles entre 1980 et 2012 s'établit à 3 800 milliards de dollars, rapporte la compagnie d'assurance allemande Munich Re, qui estime que 74 % de ce montant est imputable à des phénomènes exceptionnels. |
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La CGT veut relancer le débat sur le "coût du capital"
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"Mon travail, ça c'est capital", "investir dans l'emploi c'est capital", "mon salaire pour vivre c'est capital", "pour la solidarité, la protection sociale c'est capital". A l'aide de ces affichettes, la CGT va lancer une campagne nationale pour s'en prendre au "coût du capital". Lors d'une conférence de presse, lundi 18 novembre, Thierry Lepaon a rappelé qu'il s'était adressé, le 26 avril, à François Hollande pour lui demander d'organiser "un débat contradictoire sur la répartition des richesses crées par le travail : quelle part va à la rémunération du travail, quelle part va à l'investissement, quelle part va à la rémunération du capital, quelle part va au financement des politiques d'intérêt général via l'impôt".
En 2014, la CGT va organiser un colloque avec des économistes sur le coût du capital. D'ores et déjà, elle demande au gouvernement la mise en place d'un groupe de travail sous l'égide du Conseil national de l'information statistique (CNIS) pour élaborer un "indice du coût du capital".
Thierry Lepaon a évoqué la lettre que Pierre Gattaz – que dans un joli lapsus il a appelé "Pierre Medef" – a adressée à ses organisations, où le président du Medef indiquait que "ce sont les entreprises qui créent les richesses en omettant de dire que dans l'entreprise, c'est le travail qui crée les richesses. Le problème des entreprises, ce n'est pas le coût du travail, mais c'est la sous-valorisation du travail, de sa reconnaissance et de sa rémunération".
"Course infernale à la rentabilité financière"
Se basant sur une étude du Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (Clersé), Mohammed Oussedik, secrétaire de la CGT, a chiffré le "surcoût du capital", c'est-à-dire pour l'essentiel la sur-rémunération des actionnaires, à "93 milliards d'euros", insistant sur la nécessité de "stopper la course infernale à la rentabilité financière".
Plus globalement, la CGT tente de reprendre la main alors qu'elle apparaît absente dans les jacqueries sociales qui sillonnent le pays et qu'elle peine à mobiliser. Huit mois après son congrès de Toulouse, Thierry Lepaon, qui est toujours placé devant le défi d'assurer son autorité sur sa centrale, a enfin présenté un organigramme de la direction confédérale. Il a de nouveau insisté sur "l'irruption" des salariés qui est "une absolue nécessité"...
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Lu sur Questions sociales
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : Impôts : Ayrault veut "tout remettre à plat" |
| Le Figaro économie : Les agriculteurs rejoignent le front social |
| The Wall Street Journal : Le Dow Jones teste des sommets au-delà des 16 000 points |
| Financial Times : Le chef de la banque centrale indienne promet une ère de concurrence |
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