| Recul du PIB et de l'emploi français, croissance allemande |
Au troisième trimestre 2013, le PIB français baisse légèrement (– 0,1 %), après un rebond au deuxième trimestre (+ 0,5 %), selon les chiffres de l'Insee. Les dépenses de consommation des ménages décélèrent (+ 0,2 % après + 0,4 %). De plus, la formation brute de capital fixe (FBCF, investissement) baisse de nouveau (– 0,6 % après – 0,4 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) ralentit : sa contribution à la croissance est nulle après + 0,4 point au trimestre précédent. Les exportations rechutent (– 1,5 % après + 1,9 %) tandis que les importations restent en hausse (+ 1,0 %) après un deuxième trimestre dynamique (+ 1,6 %). Par conséquent, la contribution comptable du commerce extérieur à la croissance du PIB est négative : – 0,7 point, après une contribution neutre le trimestre précédent. A l'inverse, les variations de stocks contribuent pour + 0,5 point (après + 0,1 point). Par ailleurs, l'emploi recule encore, selon l'Insee. Au troisième trimestre 2013, l'emploi dans les secteurs marchands non agricoles recule de nouveau (– 17 000 emplois, soit – 0,1 %, après, au deuxième trimestre 2013, – 34 600 emplois). Outre-Rhin, la situation est bien meilleure. Le PIB allemand a grimpé de 0,3 % au troisième trimestre, a annoncé jeudi l'Office fédéral des statistiques. La croissance, qui s'affiche ainsi ralentie par rapport au deuxième trimestre, est imputable exclusivement à la demande intérieure, tandis que le commerce extérieur a eu une contribution négative, les importations ayant progressé plus vite que les exportations, précise l'Office. Le deuxième trimestre avait été particulièrement vigoureux, avec une croissance de 0,7 % ancrée dans un rebond de l'activité après un hiver anormalement long et froid. Les experts attendaient un ralentissement du rythme au troisième trimestre. Sur celui-ci, la consommation des ménages et les dépenses publiques ont augmenté, précise l'Office, qui détaillera les chiffres à la fin du mois. Les investissements d'équipement et dans le BTP ont également progressé par rapport au deuxième trimestre. Ces précisions sonnent comme une réponse aux critiques adressées à l'Allemagne par Bruxelles mais aussi par les Etats-Unis, d'une économie qui serait trop dépendante des exportations et d'une politique économique qui n'en ferait pas assez pour la demande intérieure. (Lire l'article de Frédéric Lemaître : "L'Allemagne confirme le relatif ralentissement de son économie") |
| La France peut mener de nombreuses réformes pour enrayer l'érosion de sa compétitivité et préserver son modèle social, estime l'OCDE dans un rapport publié jeudi, dans un contexte de fortes pressions internationales sur les autorités françaises. Vendredi, la Commission européenne devrait presser à nouveau la France de redresser ses finances et de faire reculer le chômage, tandis que l'agence de notation Standard & Poor's a sanctionné la semaine dernière la politique de réformes à petits pas de François Hollande. Signe du manque de compétitivité française : le déficit des transactions courantes de la France s'est accentué en septembre à 3,9 milliards d'euros, contre 3,6 milliards en août, a annoncé jeudi la Banque de France. Cette aggravation est principalement due à l'augmentation du déficit des échanges de biens, qui a atteint 5,8 milliards d'euros, après 5,4 milliards en août. |
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| Tassement de la croissance japonaise |
| La croissance japonaise s'est nettement ralentie au troisième trimestre, faisant douter de la capacité des "Abenomics", l'ambitieux programme mis en place il y a près d'un an par le premier ministre Shinzo Abe pour relancer l'économie, à assurer une reprise durable. Le produit intérieur brut a augmenté de 0,5 % dans les trois mois de juillet à septembre par rapport au trimestre précédent, en raison d'une hausse modérée des dépenses de consommation et d'investissement et d'une contribution négative des exportations. L'expansion économique avait atteint 0,9 % en rythme trimestriel entre avril et juin. En rythme annualisé, la croissance du produit intérieur brut ressort à + 1,9 %, nettement moins qu'au deuxième trimestre (+ 3,8 %) et au premier trimestre (+ 4,3 %). Ce quatrième trimestre d'affilée de croissance – la période la plus longue de croissance au Japon depuis trois ans – démontre le succès à court terme des "Abenomics" – référence aux "Reaganomics" des années 1980 aux Etats-Unis –, en particulier pour stimuler la demande des ménages. (Lire l'article de Philippe Mesmer : "La croissance de l'économie japonaise faiblit") |
Mais les chiffres publiés jeudi par le gouvernement montrent aussi la difficulté de traduire ce sentiment positif en investissements accrus pour les entreprises ou en salaires plus élevés, ce qui indiquerait que le monde des affaires table sur une croissance durable. Et les observateurs, comme les investisseurs, continuent de s'interroger sur la capacité du Premier ministre à engager des réformes structurelles difficiles, comme la faculté donnée aux entreprises de licencier plus librement, et à endiguer l'envolée de la dette publique. |
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| Zone euro : la faible reprise faiblit |
| La croissance a ralenti au troisième trimestre dans la zone euro, avec un produit intérieur brut(PIB) en hausse de 0,1 % après avoir suivi une progression de 0,3 % le trimestre précédent, a indiqué jeudi Eurostat. Ce chiffre est conforme aux attentes des analystes et traduit le manque de vigueur de la reprise au sein de la zone euro, officiellement sortie de récession au trimestre précédent. Le Portugal a confirmé sa sortie de récession au troisième trimestre, enregistrant une timide hausse de son (PIB), de 0,2 %, a annoncé jeudi l'Institut national des statistiques (INE) dans une première estimation. L'économie néerlandaise est également timidement sortie de la récession au troisième trimestre grâce à une hausse de 0,1 % du PIB par rapport au trimestre précédent, a annoncé jeudi l'Office central néerlandais des statistiques (CBS) dans une première estimation. Ce chiffre met fin à une série de quatre trimestres de contraction du PIB en glissement trimestriel pour la cinquième économie de la zone euro. |
| En revanche, le PIB de l'Italie a reculé de 0,1 % au troisième trimestre 2013 par rapport au précédent, selon une estimation provisoire diffusée jeudi par l'Institut national des statistiques (Istat). Ce recul, le neuvième de suite du PIB italien, est conforme aux attentes des économistes. Les secteurs de l'agriculture et des services se sont contractés au cours du trimestre, tandis que l'industrie est en expansion, explique Istat. Sur un an, le PIB est en recul de 1,9 %. La variation acquise pour l'année est de – 1,9 %, précise Istat. Le PIB de la Grèce s'est, lui, contracté de 3 % au troisième trimestre par rapport à la même période de 2012, son plus faible déclin en trois ans, selon les chiffres publiés jeudi par l'office national des statistiques Elstat. |
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| USA : vers l'indépendance énergétique |
| Les Etats-Unis ont produit plus d'or noir qu'ils n'en ont importé en octobre pour la première fois en près de vingt ans grâce au boom du pétrole de schiste, un pas de plus vers leur objectif d'indépendance énergétique. La production de pétrole brut des Etats-Unis a atteint 7,7 millions de barils par jour (mbj) en octobre, dépassant les importations pour la première fois depuis février 1995, écrit l'agence américaine d'information énergétique (EIA) dans un rapport publié mercredi. En outre, les importations américaines de pétrole sont tombées le mois dernier au plus bas depuis février 1991, ajoute l'EIA. La Maison Blanche s'est aussitôt félicitée dans un communiqué de cette "étape historique vers l'indépendance énergétique". |
| Les Etats-Unis regorgent de très importantes réserves d'hydrocarbures emprisonnées dans les formations rocheuses de schiste. Depuis 2007, les progrès technologiques et l'utilisation combinée du forage à l'horizontal et de la fracturation hydraulique ont permis d'exploiter ces ressources, donnant naissance à un véritable boom énergétique. Les Etats-Unis ont produit en moyenne 6,5 millions de barils de brut par jour l'an dernier et selon l'EIA ce chiffre devrait monter à 7,5 mbj cette année et à 8,5 mbj en 2014. |
| TEXTOS |
Social : les prestations sociales et les prélèvements ont permis l'an passé de diviser par près de deux l'écart entre le niveau de vie des 20 % de Français les plus aisés et des 20 % les plus modestes, selon l'Insee. Les transferts augmentent d'environ 55 % le niveau de vie des 20 % les plus modestes et réduisent de 20 % celui des 20 % les plus aisés.
Culture : les métiers artistiques ont connu un essor considérable en France au cours des vingt dernières années, avec 365 000 personnes en 2009, soit presque le double de leur nombre en 1990, relève l'Insee dans son "Portrait social" jeudi.
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Fiscalité française :plus de sept patrons de très petite entreprises (TPE) sur dix disent renoncer à investir et près de la moitié à embaucher en raison de la politique fiscale du gouvernement, selon un baromètre IFOP pour la société Fiducial publié jeudi.
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| "Accroître la transparence et la responsabilité de la Fed a été une de mes priorités en tant que président" |
| Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale américaine, sur le départ, a souhaité mercredi que sa présidence laisse le souvenir de "l'innovation" et de "la transparence". Mercredi soir, cet ancien professeur d'économie a tenu une séance d'échanges au siège de la Fed à Washington avec des professeurs de lycée, comme il l'a fait parfois pendant sa présidence. Interrogé sur ce qu'il espère laisser derrière lui en tant que président de la Banque centrale, M. Bernanke a estimé que, sous sa houlette, la Fed avait "essayé de stabiliser le système financier (...) et avait été innovante pour aider l'économie à se reprendre". Janet Yellen, qui doit prendre la tête de la Banque centrale américaine (Fed), a estimé mercredi qu'il fallait continuer à soutenir la reprise aux Etats-Unis, le chômage étant "trop haut" et l'économie"loin de son potentiel". Selon elle, "une forte reprise permettra finalement à la Fed de réduire son assouplissement monétaire et l'usage de ses outils non conventionnels tels que les achats d'actifs". En plus de maintenir son taux directeur proche de zéro, la Fed soutient de façon exceptionnelle la reprise économique des Etats-Unis en dépensant 85 milliards de dollars par mois depuis un an, en bons du Trésor notamment, pour pousser les taux à la baisse. |
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Pétrole : "Le déclin ne mène pas toujours à la chute", dit l'Agence internationale de l'énergie
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La demande de pétrole devrait continuer à croître de 87 millions de barils par jour (Mb/j) en 2012 à 101 Mb/j en 2035, selon le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie publié hier. Répondre à cette demande promet de constituer un défi dont l'énormité se confirme et se précise à nouveau un peu plus.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) admet que "le déclin de la production des champs existants sera un moteur majeur des investissements dans la production". Pour la première fois, elle consacre un chapitre entier au problème du déclin de la production existante. Sous-titre de ce chapitre : "Le déclin ne mène pas toujours à la chute".
A partir de l'analyse de 1600 champs ayant dépassé le pic de production, l'AIE estime leur rythme moyen de déclin à 6 % par an. Cela signifie que si à l'industrie arrêtait aujourd'hui d'investir dans la recherche et la mise en production de nouvelles ressources, les extractions pétrolières mondiales chuteraient quasiment de moitié d'ici à 2020 (voir graphique ci-dessous) !
Ce déclin naturel de la production représente un problème d'une ampleur sans précédent : jamais jusqu'ici l'industrie pétrolière n'a fait face à un tel rythme de chute de la production d'un si grand nombre de champs.
Ne serait-ce que pour maintenir la production au niveau atteint en 2012, l'industrie pétrolière devra d'ici à 2020 développer environ 34 Mb/j de capacités supplémentaires, estime l'AIE. Cela représente l'équivalent des extractions de plus de trois Arabie Saoudite, estime l'AIE, qui désormais fournit quasiment les mêmes chiffres que ceux avancés par l'ex PDG de la Shell, Peter Voser.
L'AIE confirme incidemment le déclin amorcé par la production de pétrole conventionnel, reconnu pour la première fois dans son rapport 2010...
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Lu sur Oil Man
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : Assurance-chômage : le coup de semonce du Medef |
| Le Figaro économie : Compétitivité : le grand écart franco-allemand fragilise l'Europe |
| The Wall Street Journal : Le Royaume-Uni signale une hausse des taux alors que le redressement s'accélère |
| Financial Times : UE-Economie : les banques centrales divergent sur le chemin à prendre |
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