Le gouvernement rejette l'ultimatum breton sur l'écotaxe
Reuters/Reuters - Le gouvernement rejettte l'ultimatum des "bonnets rouges" bretons qui menacent de nouvelles actions si la suppression de l'écotaxe n'intervient pas avant mercredi midi. /Photo prise
PARIS
(Reuters) - Le gouvernement ne se pliera pas à l'ultimatum des "bonnets
rouges" bretons qui menacent de nouvelles actions si la suppression de
l'écotaxe n'intervient pas avant mercredi midi, ont déclaré Jean-Yves Le Drian
et Benoît Hamon.
Le maire (divers
gauche) de Carhaix (Finistère), Christian Troadec, l'un des chefs de file du
collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne" exige "une
annonce officielle de la suppression de l'écotaxe pour la Bretagne".
Le Premier ministre,
Jean-Marc Ayrault, a annoncé la semaine dernière la suspension - non la
suppression - de l'écotaxe devant la fronde des "bonnets rouges", le
temps de trouver un mécanisme acceptable par tous.
L'écotaxe vise à
favoriser les modes alternatifs de transport au nom de la préservation de
l'environnement, avec un gain annuel attendu pour l'Etat de 760 millions
d'euros.
Le "Pacte
d'avenir pour la Bretagne", un plan d'aide de 15 millions d'euros pour le
secteur agroalimentaire breton annoncé le 16 octobre par Jean-Marc Ayrault, est
examiné mercredi en conseil des ministres.
"Le gouvernement
a compris l'ampleur des difficultés", a assuré mercredi sur France Inter
le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ancien président de la région
Bretagne.
Mais "l'ultimatum
ne fait pas partie de la République, on ne travaille pas comme ça", a-t-il
prévenu.
Le ministre délégué à
l'Economie sociale et solidaire Benoît Hamon, également d'origine bretonne, a
lui aussi dénoncé la stratégie des "bonnets rouges".
"L'ultimatum,
sinon quoi? Sinon on casse? Si c'est cela, la violence, ça ne donne pas des
droits. Ça ne donne pas des droits à un chantage sur le gouvernement",
a-t-il réagi sur France 2.
"Il faut aussi
dire que demain, il y aura besoin d'argent public pour la Bretagne. Cet argent
public, on va le prendre où? Dans les caisses de l'Etat. On ne va pas en
prendre aux Picards, aux Normands, aux Aquitains...", a-t-il plaidé.
"Je comprends la
colère et le mécontentement des Bretons, comme je comprends la colère et le
mécontentement de tous les Français qui voient une usine qui ferme", a
ajouté le ministre.
Sophie Louet
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire