La Commission européenne avalise le budget du gouvernement français qui est "conforme" (…)"mais ne suffira pas"
Pour la troïka, améliorer le marché du travail en France signifie baisser davantage " le coût du travail ", ce qui résoudrait, selon elle, la perte de compétitivité des entreprises d’une part et le chômage, d’autre part. Position que partage l’agence de notation Standard & Poor’s qui a baissé, la semaine dernière, la note de la France.
Pierre Moscovisci, ministre de l’Economie et des Finances, s’est empressé de rassurer : " Nous continuerons toutes les réformes pour la compétitivité ".
Il a rappelé les économies que l’Etat prévoit " en matière de modernisation de l’action publique ". Pour les entreprises, il prévoit l’organisation d’assises de la fiscalité des entreprises et assuré de l’“effort sur le coût du travail" dont la première mesure devra être l’application complète de l’accord de flexibilité (ANI) signé entre la CFDT et le patronat.
La Commission doute de la capacité du gouvernement à appliquer la réforme territoriale, celle des retraites qui réduira le déficit du système " mais ne suffira pas", les régimes spéciaux, ceux de la fonction publique et la maîtrise des dépenses de santé. Elle attend donc des explications sur les moyens qu’il compte mettre en œuvre pour aboutir.
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