Discours de la Libre Pensée pour le 11 novembre 2013
vendredi 15 novembre 2013
Amis, Citoyens, Compagnons, Camarades,
Je vous apporte le salut fraternel de la Fédération nationale de la Libre Pensée et de la Fédération nationale Laïque des Associations des Amis des Monuments Pacifistes, Républicains et Anticléricaux.
François Hollande, Président de la République a prononcé le 7 novembre 2013, un discours qui est une véritable honte et une tâche pour la République.
Il a refusé, à la suite de tous ces prédécesseurs, de rendre la justice et de réhabiliter les Fusillés pour l’exemple. Son nom restera attaché à cette flétrissure.
Il y eut Lionel Jospin, en 1998, qui déclarait qu’il fallait réintégrer les Fusillés pour l’exemple dans la mémoire collective.
Il y eut ensuite, en 2008, Nicolas Sarkozy qui reconnaissait qu’ils n’étaient pas des lâches.
Il y a maintenant François Hollande, en 2013, qui souhaite qu’il y ait un espace pour les Fusillés pour l’exemple au Musée des Invalides.
Aucun n’a prononcé les seuls mots qui comptent : Réhabilitation collective !
Toute honte bue, le Président de la République ose dire que la construction de l’Europe est la réponse de paix. Or, les poilus et les Fusillés pour l’exemple ont été victimes de l’Europe en marche. C’est toujours au nom d’une certaine vision de l’Europe que l’on a massacré les peuples.
Il faudra bien qu’un jour, les gouvernements de droite et de gauche s’expliquent sur cette lâcheté collective : celle du refus de rendre justice pour les victimes des pelotons d’exécutions.
Honte à tous ces gouvernements !
François Hollande a fait un choix : il a cité De Gaulle, mais n’a pas eu un mot pour Jean Jaurès, le premier exécuté pour l’exemple de la Guerre de 1914-1918. Chacun a ses références. Il s’est inscrit dans l’Union sacrée, celle qui a conduit les 650 Fusillés pour l’exemple à être assassinés.
Il a indiqué que les Fusillés pour l’exemple aurait une place dans le musée de l’Armée aux invalides, cette même armée qui les a fusillé.
Une deuxième fois, par la déclaration de François Hollande, les 650 Fusillés ont été exécutés par la France.
Une place pour les Fusillés ? Elle existe déjà, cela s’appelle les tombes où ils ont été enterrés dans la honte et l’opprobre.
Les mots que les pacifistes internationalistes et les citoyens conscients attendaient depuis si longtemps, François Hollande, comme Nicolas Sarkozy, a refusé de les prononcer.
Combien faudra-t-il d’années et de siècles pour que justice soit enfin rendue pour les 650 Fusillés pour l’exemple ?
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