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mercredi 11 septembre 2013

Aucune légitimité ! , L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES par Daniel Gluckstein, Secrétaire national du POI.

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Aucune légitimité !

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L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
Pas un jour ne passe sans que François Hollande ne réaffirme sa posture de « président-Bonaparte ». Sur tous les sujets, c’est : « Je décide, je fais. » La Syrie ? J’ai décidé qu’il y aura des frappes. Et elles auront lieu, quoi qu’il arrive, c’est ma prérogative de président sous la Ve République, et foi de François Hollande, ce que j’ai décidé sera fait.
Les contre-réformes, et en particulier celle des retraites ? Je convoque des conférences sociales, je concerte, je dialogue-sociale, mais au bout du compte, je parviendrai coûte que coûte à lier tout le monde aux contre-réformes décidées.
« François Hollande rêve de construire un nouveau contrat social et de réconcilier syndicats et patrons autour de l’intérêt général », relève l’éditorialiste des Echos, ce qu’un autre observateur dans le même quotidien appelle plus prosaïquement « le risque de l’institution d’un corporatisme d’Etat ».
Mais quelle est la réalité ?
L’intervention en Syrie ? Il faudra attendre le feu vert d’Obama, lui-même dépendant du vote du Congrès américain, ce dernier suspendu à l’accord éventuel auquel Obama et Poutine parviendront… ou non. Alors, et alors seulement, viendra peut-être l’heure où le supplétif Hollande sera informé de la part qui lui est attribuée dans l’agression meurtrière contre le peuple syrien…
Les retraites ? Les Echos, décidément en veine de compliments, saluent l’art avec lequel Hollande a pratiqué le «jeu de bonneteau » pour mieux brouiller les pistes et attendre le dernier moment pour faire connaître celles des mesures qu’il prétend imposer ; et aussi le jeu du « mikado social », cherchant, « un bâtonnet après l’autre », à lier tout le monde à sa contre-réforme. Certes, certes… mais tout tient à un fil. « L’exécutif avance sur des œufs », souligne le quotidien pour qui le climat social est « assez insaisissable ».
Tout tient à un fil.
L’intervention en Syrie, l’immense majorité du peuple français est contre.  La remise en cause des conquêtes sociales, et en particulier des retraites, l’immense majorité du peuple travailleur la rejette.
François Hollande n’est pas le premier président de la Ve République à vouloir instaurer un régime corporatiste : tous, depuis le coup d’Etat de De Gaulle en 1958, s’y sont essayés. Tous ont dû renoncer à aller jusqu’au bout, confrontés à la résistance de la classe ouvrière interdisant l’intégration de ses organisations.
N’est pas Bonaparte qui veut. Victor Hugo, naguère, qualifia Napoléon III de « Napoléon le Petit » en comparaison avec son prédécesseur. François le Petit risque fort de se prendre les pieds dans des habits trop grands pour lui.
Quelle forme cela prendra-t-il ? Nul ne peut le dire.
Dans son appel au meeting du 28 septembre (et aux dix-huit meetings dans toute la France), le bureau national du Parti ouvrier indépendant souligne que, pour répondre aux besoins et à l’attente de l’immense majorité, il est nécessaire de « dire avec force — face aux prétentions du président-Bonaparte — la nécessité pour le mouvement ouvrier et démocratique de réaffirmer l’exigence d’en finir avec les institutions de la Ve République, institutions qui donnent tous pouvoirs au président de la République pour mettre à bas les conquêtes, les acquis, les droits arrachés par la lutte de classe, dans le seul but de sauver l’euro et l’Union européenne ».
Tel est le sens de l’invitation adressée aux travailleurs, militants, jeunes, engagés dans le combat contre la « réforme » des retraites, contre les licenciements… à participer au meeting de combat, ouvrier et internationaliste du 28 septembre, espace Charenton, à Paris.
Catégories: EDITORIALGUERRERETRAITESyrie

                                                                      Meeting POI Paris 28/9/13

                                                                     

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