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lundi 8 juillet 2013

L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE ,le lundi 8 juillet 2013


      L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE ,le lundi 8 juillet 2013

                                                              (sources le Monde)

La croissance gagne en vigueur dans la zone euro
La plupart des grandes économies mondiales devraient connaître une légère amélioration de leur situation économique, tandis que certains grands pays émergents se stabiliseraient ou ralentiraient, selon les indicateurs avancés mensuels de l'OCDE publiés lundi. Ces indicateurs continuent de montrer pour la zone euro une inflexion positive de la croissance.  Pour les pays du G7, l'indicateur progresse aussi de 0,1 point, à 100,8, celui pour la zone euro progressant de 0,2 point, à 100,3. L'indicateur pour les Etats-Unis est stable, à 101,0, signalant toujours une consolidation de la croissance, de même que celui pour le Japon, en hausse de 0,2 point, à 101,3. Dans la zone euro, l'Allemagne (+ 0,1 point, à 100,1) revient à son rythme de croissance de long terme. L'indicateur pour l'Italie progresse quant à lui de 0,2 point, à 100,3, signalant une évolution positive de la tendance. L'indicateur pour la France signale une stabilisation, même constat selon l'OCDE pour la Chine (- 0,1 point, à 99,5) et le Canada (stable à 99,4). Le Brésil et la Russie voient par contre leurs indicateurs signaler un ralentissement de la croissance, avec respectivement une baisse de 0,2 point, à 99,1 et une baisse de 0,3 point, à 98,9. L'indicateur pour l'Inde progresse quant à lui de 0,1 point, à 97,6.
Ces indicateurs sont conçus pour anticiper les points de retournement de l'activité par rapport à sa tendance.
La "troïka" favorable au versement de l'aide à la Grèce
Les bailleurs de fonds de la Grèce - l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international - ont achevé leur mission à Athènes et se sont dite favorables à un déblocage d'une nouvelle tranche d'aide financière pour le pays, une décision qui devra être confirmée par les ministres des finances de la zone euro lors d'une réunion prévue dans la journée. "La 'troïka' et les autorités grecques estiment que les perspectives macroéconomiques sont dans l'ensemble conformes aux projections, qui tablent sur un retour graduel à la croissance en 2014", disent-ils dans un communiqué."L'avenir reste toutefois incertain", soulignent les experts de la troïka, qui pointent des "retards dans la mise en œuvre de la politique dans certains domaines". La troïka doit y présenter à Bruxelles son rapport sur les efforts accomplis par Athènes. De ce rapport dépend le déblocage d'une aide de 8 milliards d'euros, dont 6,3 milliards venant des Européens.
Les ministres des finances de la zone euro examineront également la situation du Portugal, où les récentes tensions politiques ont suscité la crainte d'une relance de la crise de l'euro. 
Le PIB augmentera plus que prévu 
La Banque de France a relevé à + 0,2 % sa prévision de croissance de l'économie française au deuxième trimestre, contre + 0,1 % auparavant, dans sa troisième estimation fondée sur son enquête mensuelle de conjoncture de juin, publiée lundiL'Insee s'attend également à une progression de 0,2 % du produit intérieur brut  par rapport au premier trimestre. Si ces prévisions se confirmaient, la France serait alors sortie de récession, après un recul de l'activité de 0,2 % au dernier trimestre de 2012 et au premier de 2013. Mais ce timide rebond ne devrait pas empêcher une année sans croissance: l'Insee estime que la France sera en légère récession, de 0,1 %, sur l'ensemble de 2013, quand le gouvernement table officiellement sur une petite progression du PIB de 0,1 %, mais n'exclut pas de revoir ses ambitions à la baisse en septembre.
L'exécutif, avec l'aval de ses partenaires européens, a d'ores et déjà prévenu qu'il ne donnerait pas de tour de vis budgétaire supplémentaire cette année si la conjoncture économique devait s'avérer plus mauvaise que prévu, bien décidé à profiter du délai concédé par Bruxelles pour ramener le déficit public de la France sous la barre de 3 % du PIB, en 2015 plutôt qu'en 2013
Discussions sur le libre-échange lancées
Evoquées depuis près de deux ans, les discussions entre l'Union européenne et les Etats-Unis en vue d'un accord de libre-échangedébutent ce lundi dans un climat tendu par les accusations d'espionnage de ses partenaires par Washington. Depuis que les deux parties ont annoncé, à la fin de 2012, leur volonté de conclure un tel accord, le climat a été gâché par les révélations de l'Américain Edward Snowden, ancien consultant de la National Security Agency (NSA), sur l'existence d'un système d'espionnage systématique des pays européens par les Etats-Unis.
L'objectif des deux parties est d'aboutir à un accord avant l'expiration du mandat de l'actuelle Commission européenne, en octobre 2014. Mais de nombreux experts des questions commerciales estiment que les pourparlers pourraient se prolonger jusqu'en 2015.
TEXTOS
Allemagne :l'excédent commercial allemand a de nouveau reculé en mai, et de manière plus forte qu'attendu, en raison d'une baisse des exportations plus marquée que celle des importations, a indiqué lundi l'Office fédéral des statistiques.
Emploi : le nombre d'emplois à durée indéterminée a augmenté à un rythme sans précédent depuis plus de deux ans en juin en Grande-Bretagne, tandis que la confiance des entreprises a sensiblement augmenté. Le nombre de CDD a, lui aussi, fortement augmenté tandis que les postes vacants n'ont jamais été aussi nombreux depuis trois ans.
Automobile : le constructeur italien Fiat a exercé une troisième option d'achat pour une part de 3,3 % du capital de son partenaire américain Chrysler auprès du fonds de retraites Veba pour un prix qu'il estime à 254,7 millions de dollars, a-t-il indiqué lundi.
Pétrole : 70 grandes chaînes de distribution, dont le français Carrefour et le britannique Tesco, se sont engagées lundi auprès des syndicats bangladais à inspecter toutes les usines de textile du pays et à effectuer les travaux de sécurisation indispensables.
Nucléaire : quatre compagnies d'électricité japonaises ont annoncé avoir remis lundi à l'autorité de régulation nucléaire des dossiers pour faire contrôler la sûreté d'un total de 10 réacteurs dans le but de les relancer le plus rapidement possible. Actuellement, 48 des 50 réacteurs de l'archipel sont stoppés.
Vin : l'embargo sur le vin géorgien est levé. Un viticulteur vient d'expédier 30 000 bouteilles de l'alcool issu d'un des berceau de la viniculture en Russie, qui absorbait avant l'embargo de 2006, mis en place à la suite de la série de tensions politiques entre Moscou et Tbilissi, la quasi-totalité de la production.
ÉTUDES
INTERNATIONAL (1)
Rapport trimestriel sur l'Indonésie - ajuster les pressions
Source : Banque mondiale.
INTERNATIONAL (2)
La BAD réduit les perspectives économiques pour la région Pacifique en 2013 alors que des risques émergent sur la croissance
Source : Banque asiatique de développement.
FRANCE
Mieux simplifier : "La simplification collaborative"
Source : Ministère des finances.
EUROPE
L'agriculture en 2012 en France et en Europe
Source : Insee.
3,5 à 4,5 milliards de dollars américains
C'est, selon Suisse Re, la charge à prévoir, pour l'ensemble du secteur de l'assurance, à la suite des dégâts provoqués par les récentes inondations en Europe centrale et orientale. Le groupe suisse de réassurances estime ses propres charges à
300 millions de dollars américains. Les zones touchées par les crues prises en considération par l'assureur secondaire comprennent des parties importantes de l'est de l'Allemagne ainsi que la République tchèque, l'Autriche, la Hongrie et la Slovaquie. Grâce à des mesures préventives, des dégâts plus importants ont pu être évités dans de nombreuses régions, dont Prague.

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Les nuages s'amoncellent sur les marchés financiers

 
En quelques jours, plusieurs pays se sont rappelés à notre souvenir et la combinaison de ces signaux négatifs constitue une menace dont les implications affectent l'ensemble des marchés financiers. La nervosité des investisseurs est mise à l'épreuve d'évènements plus inquiétants les uns que les autres, même s'ils sont de nature différente et si leur poids économique est variable.

1.     Les États-Unis ont envoyé un signal sur la fin progressive d'une politique d'argent facile qui, en trois tranches, a permis d'assurer non seulement une liquidité exceptionnelle, mais un niveau de taux d'intérêt proche de zéro. La correction boursière devient inévitable, et cette décision, parfaitement rationnelle et légitime, agite considérablement les investisseurs outre-Atlantique. Le message du Gouverneur de la Federal Reserve, Ben Bernanke, est cependant indispensable. Ce n'est pas à la Banque Centrale de poursuivre une politique qui crée une inflation des actifs par taux d'intérêt interposés.

2.     La Chine a connu une crise de liquidité il y a deux semaines, qui a remis en question de la politique de la nouvelle administration chinoise. Une vraie panique avait fait s'effondrer les actions chinoises de 7 % en un seul jour. Cette crise se développe à un moment où la croissance faiblit en Chine. Les marchés financiers en Chine sont cependant sévèrement contrôlés par le Gouvernement et la Peoples Bank of China. Face aux restrictions de crédits,  un secteur de « shadow banking » s'est développé et est devenu important pour l'économie chinoise. C'est ce secteur qui s'est fait prendre en ciseaux, confrontés à des taux dépassant 30 %.

3.     Le Portugal, en pleine crise politique, voit le rendement de ses obligations à 10 ans augmenter, après avoir baissé de 16 à 6 %. Cette situation est également due à des difficultés économiques. Inutile de dire que c'est l'ensemble des pays « limitrophes » comme ils sont appelés par pudeur,  qui est secoué...

Lu sur Démystifier la finance

TITRES DE L'ÉCONOMIE
Les Echos : Un plan à 10 milliards pour enrayer le déclin de l'industrie française
Le Figaro Economie : Europe - Etats-Unis : coup d'envoi à la négociation du siècle
The Wall Street Journal : De nouvelles questions pèsent sur la zone euro
Financial Times : La Maison Blanche prête pour un conflit avec Wall Street sur la question de la régulation des services financiers

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