La recherche scientifique fustigée pour son manque de retombées économiques
Il note que le financement de l’État a progressé de 33 % entre 2006 et 2013, passant à 20,8 milliards d’euros. Près de six milliards sont consacrés au seul crédit impôt recherche. Ce dispositif représente deux fois le budget du CNRS et bénéficie essentiellement aux grandes entreprises. En 2008, déjà, la Cour des Comptes avait jugé que « la forte augmentation de son coût budgétaire devait conduire à développer davantage les moyens d’évaluation des effets réels de cette dépense fiscale ».
Le rapport constate que l’objectif de consacrer à la recherche et développement 3 % du PIB n’est pas atteint et plafonne à 2,2 % depuis dix ans. Il pointe la faiblesse des financements des entreprises privées.
Il recommande de développer encore plus le financement sur projets, qui permet d’allouer des financements aux thématiques prioritaires, fixées par le gouvernement aux fins d’innovation (créer des produits nouveaux sur le marché).
En demandant de renforcer les retombées économiques, il justifie les politiques précédentes et celle de la ministre Fioraso qui a aussitôt exprimé sa volonté de favoriser l’innovation en renforçant les échanges – y compris de personnels – entre la recherche fondamentale (publique) et les entreprises.
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