AU PROGRAMME L’un d’eux passera forcément une bonne année, les autres vivront un mauvais printemps. En 2026, les candidats aux élections municipales de Marseille semblent tous sortis du bois, du moins dans les principales écuries. Samedi, c’est le maire sortant Benoît Payan qui s’est officiellement déclaré, prenant la tête de liste du Printemps marseillais, aux manettes de la ville depuis 2020. L’annonce, même si ce n’était pas une surprise, a mis un coup d’accélérateur à la campagne, à deux mois du scrutin.
Sur le front RN, Franck Allisio, parti dans la course dès juin 2025 s’installe en haut des sondages, au coude à coude avec le maire sortant. Une pôle position ex-aequo que Marine Le Pen viendra saluer ce vendredi, en réservant à la deuxième ville de France son premier déplacement de campagne.
Une performance inquiétante tandis que LFI précise ce jeudi le programme de son candidat Sébastien Delogu, par ailleurs aux prises avec la justice. Côté droite (appuyée également par Renaissance), Martine Vassal apparaît bien cornérisée malgré une campagne placée sous le signe de la sécurité, agressive envers le camp sortant et un brin ambiguë sur un éventuel rapprochement avec le RN.
Avec la nouvelle loi PLM qui modifie les équilibres et qui permettra, pour la première fois depuis longtemps, l’élection du maire au suffrage direct, l’issue de ces élections est plus que jamais incertaine. Jean-Claude Gaudin, en son temps, assénait à qui voulait l’entendre sa «théorie des courants», selon laquelle quelques jours avant l'élection, l'un des candidats cristallise une dynamique qui le fait l'emporter. On n'y est pas encore mais ça se rapproche.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire