S’il vous plaît, faites passer ce message d’alerte autour de vous, à toutes celles et ceux qui seraient susceptibles de se mobiliser à nos côtés.
Face aux lobbys de l’agro-génétique, seul un grand nombre de signatures de citoyens peut faire basculer la décision. Nous devons leur opposer un front uni et déterminé pour :
>> démontrer notre capacité à faire pression sur les représentants politiques >> mobiliser des scientifiques indépendants pour mener une évaluation complète et transparente des effets de ces pesticides génétiques sur notre environnement et notre santé >> saisir la justice pour exiger l’accès complet aux analyses réalisées par l’industrie >> lancer des recours pour empêcher que ces produits ne soient autorisés avant que leur innocuité n’ait été pleinement démontrée.
Encore une fois, les industriels jurent que leur produit est « naturel », « sans danger » et « issu de la nature elle-même »…
…Mais ce discours, nous l’avons déjà entendu : les néonicotinoïdes « sans danger », les OGM « qui sauveront le monde de la faim », les pesticides chimiques « de précision »… …Toujours les mêmes promesses, toujours la même logique : vendre vite, plus vite que la mise en place de normes valables, à même de protéger les pollinisateurs, la nature et notre santé ! Pourtant, les pesticides à ARN interférent ont un mode d’action radicalement différent des pesticides chimiques : ils agissent sur l’expression même des gènes d’animaux, de plantes ou de champignons. Ils annulent un message génétique et peuvent ordonner aux cellules de désactiver une fonction vitale : reproduction, digestion, métabolisme, immunité… (8)
Ils sont semblables à un interrupteur génétique : ils éteignent progressivement les fonctions vitales de l’organisme ciblé, un insecte par exemple, le laissant agoniser lentement jusqu’à la mort. Sous ces discours, ce sont des gains espérés faramineux pour l’agrochimie et les start-up de l’agro-génétique :
Les pesticides génétiques viendront étoffer l’arsenal de produits de l’industrie chimique et contrairement à ce que prétendent leurs lobbyistes, ces produits sont faits pour être utilisés en mélange avec les pesticides chimiques existants (9).
POLLINIS a lancé ses propres recherches pour vérifier les affirmations des industriels et les conditions d’évaluation des nouveaux pesticides génétiques : les contradictions permanentes qui émaillent le discours des industriels de l’agro-génétique sont particulièrement alarmantes. Les industriels tentent d’imposer un récit rassurant aux institutions : celui d’un pesticide qui se dégraderait rapidement et disparaîtrait tout seul dans la Nature.
En réalité, comme tant d’autres, la substance active des produits sera très probablement stabilisée par des co-formulants ou additifs qui prolongent leur durée de vie, augmentent potentiellement sa toxicité, facilitent leur pénétration cellulaire… Et donc leur diffusion dans l’environnement !
Dans le cas du Calantha, c’est une hypothèse qui est impossible à vérifier, faute de données et d’analyses publiées… Ce qui n’a pas empêché les institutions américaines d’accorder une dérogation scandaleuse (10) : le fabricant n’a même pas besoin de se soucier des résidus laissés dans nos aliments... Et ils ont demandé exactement la même dérogation en Europe (11) ! Pourtant, le peu d'information rendu disponible par l’EPA est clair : le Ledprona persiste au moins 12 jours dans les sols et peut s’accumuler (12).
Douze jours : une éternité pour un pollinisateur exposé en continu.
Voilà comment on sacrifie les pollinisateurs au nom des intérêts économiques.
La seule certitude, c’est que les ingénieurs embauchés par l’agro-génétique se basent sur une technique encore fragile, en très grande partie fondée sur des projections théoriques et évaluées sur ordinateur.
Les chercheurs identifient les séquences génétiques à cibler grâce à des modèles bio-informatiques, censés « prédire » les interactions entre la substance active et les gènes de l’insecte (13). Mais ces modèles sont incomplets et ne s’occupent que du principe actif, de l’ARN-interférent lui-même, et pas du produit final, tel qu’il sera diffusé massivement dans les champs. Comment garantir qu’une molécule conçue pour attaquer un gène du doryphore ne viendra pas perturber un gène similaire chez l’abeille, le papillon ou le syrphe ? A ce stade, personne n’en sait rien.
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