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« Si rien ne change pour les paysans, ils n'auront pas d'autre choix que de se radicaliser ! » Pierre-Guillaume Mercadal La Gazette du Tocsin du mercredi 14 janvier
Aujourd'hui dans la matinale de Tocsin : Pierre-Guillaume Mercadal décrypte les mobilisations paysannes à Paris et le deux-poids-deux-mesures entre la Coordination rurale, la Confédération paysanne et la FNSEA. Ananda Guillet, est venu présenter son association Kokopelli, bête noire de l'industrie agro-chimique. Alexandre Cuignache d'Apreval explique la doctrine de répression institutionnalisée et à peine dissimulée dans le délit d’entrave à la libre circulation. Thomas Seraphine signe ce qui pourrait bien être sa meilleure chronique humouristique de la saison...sur Brigitte Macron. Claude Chollet fait le point sur la commission d'enquête menée par Charles Alloncle sur la gestion du service audiovisuel public. Enfin, François Asselineau s’adresse au monde paysan avant de passer au crible l’actualité internationale. « En Occitanie, que vous soyez Confédération paysanne ou Coordination rurale, vous n’avez pas le droit de manifester. » Des paysans nassés, d’autres escortés : Pierre-Guillaume Mercadal raconte l’envers de la colère agricole à Paris. |
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Cette gazette vous plaît ? Transférez-là à votre carnet d’adresses… Ils vous remercieront et nous aussi. | | « On est juste des mecs qui travaillent. On n’est pas des commandos de la Légion étrangère ». Sans le dire explicitement, Pierre-Guillaume Mercadal répond aux critiques faites sous plaid sur la montée des tracteurs de la Coordination rurale à Paris la semaine dernière. Aucune chaîne d’info grand public ne l’a montré : leur mobilisation a viré en cavale paysanne. Traités comme des hors-la-loi, les agriculteurs sont « arrivés à Paris… déjà rincés » (...) Qui a déjà fait des refus d’obtempérer en série en restant au volant pendant trois à cinq jours sans aucun confort ? Qui a déjà fait ça ? »
Ce qui agace le plus l’éleveur, c’est la différence de traitement opérée par l’État entre les agriculteurs selon le syndicat auquel ils sont rattachés : « Que vous soyez Confédération paysanne ou Coordination rurale, vous n’avez pas le droit de manifester ». Pis, en Ariège, rappelle-t-il, « la manipulation de l’opinion a été absolument dégueulasse ». Hier encore, à Toulouse, deux jeunes agriculteurs - les premiers à être arrivés aux abords de la préfecture - ont été pris d’assaut par les forces de l’ordre, « l’un a eu les vitres cassées », pour finir ensuite en garde à vue. À l'inverse, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, peut expliquer que « la CR est ridicule, que ça sert à rien de monter des tracteurs à Paris », puis mener sous escorte son syndicat sous les ors de l’Assemblée nationale la semaine suivante. « C’est la Mickey Parade », ironise non sans une légère amertume Pierre-Guillaume. La bonne nouvelle, néanmoins, est que ce double discours trompe de moins en moins de personnes et qu’il commence à irriter jusque dans la base de la FNSEA.
À contrario, Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, subit les gémonies d’une faction du mouvement. Traître ? Pierre-Guillaume le rappelle : c’est lui qui « a dit qu’on y allait coûte que coûte, et que si ça devait couler la CR, la CR périrait, parce que c’était un combat ». Une ligne qu’il a tenue jusqu’au bout, souligne-t-il : « Quel patron national d’un syndicat a osé faire ça ? »
Néanmoins las de ces guerres d'appareil, Pierre-Guillaume avertit : « si rien ne change pour les paysans, ils n’auront pas d’autre choix que de se radicaliser. » (...) « Toute cette détresse… ça va rendre les gens encore plus fous… tôt ou tard, il va y avoir des morts… c’est inéluctable ». C'est la raison pour laquelle « il faut que les gens qui nous écoutent expliquent l’enjeu qu’est la souveraineté alimentaire… c’est fondamental ». Peu importe les étiquettes : « CR, pas CR, on s’en fout… le problème, c’est de se battre ensemble pour la cause paysanne ». En bref, « on n’a pas le droit de perdre espoir… c’est une guerre, c’est le temps long ». |
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« L’association a été créée en 1999 et fait suite à une entreprise qui s’appelait Terre de Semences. Elle a été démantelée par les pouvoirs publics pour commercialisation de semences illégales. » La désobéissance civile et l’autonomie par la semence : Ananda Guillet porte infatigablement l’association créée par son père : Kokopelli. Pour en savoir plus sur Kokopelli : https://kokopelli-semences.fr/fr/ |
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« Non, ne pas pouvoir brocarder les puissants, quelle hérésie ! Oui, la moquerie et les rumeurs font partie de la règle du jeu de ceux qui ont le pouvoir. Glorification et humiliation. La moquerie est un art, un art, un pinceau vengeur qui transforme les tyrans en grotesques. » Thomas Séraphine revendique le droit de se moquer de tout — et surtout de tout le monde — et fait de Brigitte Macron la dernière cible de son irrévérence. |
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« Pendant qu’on parle du Venezuela, on ne parle plus de l’Ukraine. (…) S’il y avait un accord entre Trump et Poutine du genre “je te laisse le Venezuela contre l’Ukraine”, ça ne se passerait pas autrement. Je ne serais pas étonné que, dans les prochaines semaines, on nous annonce un accord et que Zelensky se soit enfui. » François Asselineau esquisse ses pronostics sur la scène internationale après être revenu sur sa lettre ouverte aux agriculteurs. |
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« Deux maires ont été condamnés pour atteinte à la circulation. Or l’objet des manifestations agricoles est de lutter contre un accord de libre-échange, c’est-à-dire de libre circulation des biens. On est dans l’opposition du sédentaire contre le nomade, de l’enraciné contre le déraciné. » Alexandre Cuignache d’Apreval décortique le délit d’entrave à la libre circulation, devenu un véritable fourre-tout de la répression étatique. |
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« La chose qui est passée inaperçue, et la plus grave, c’est l’audition du responsable de la Cour des comptes sur la gestion de France Télévisions et le report du rapport de la Cour des comptes après le renouvellement de Delphine Ernotte pour son troisième mandat. Il ne répond pas, donc il admet en creux qu’il a reçu une pression, un encouragement à publier ce rapport plus tard. » Claude Chollet revient sur les révélations de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion du service audiovisuel public, au moment ou son président, Charles Alloncle, est livré au pilori médiatique. |
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Du côté de Bercoff sur le Vif : « C’est possible d’avoir une personnalité comme ça en France, et je pense même que c’est déjà présent, il manque juste une incarnation. La fatigue démocratique, le mépris technocratique, l’abandon, la lassitude, tous ces facteurs font que les français cherchent une voix ! Trump n’est pas un phénomène isolé, il a émergé à la suite d’un mouvement de contestation fiscale né de l’espoir et des désillusions de la présidence Obama. » Nicolas Conquer est venu présenter son dernier livre, dans lequel il défend la trumpisation du monde : Vers un Trump français ? |
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Pour ou contre la libération de l’école par le chèque éducation ? Un chèque pour remédier à la guerre entre l’école publique et l’école privée ? C’est le sujet de votre émission du RIC, présentée par l’excellent Fabrice Grimal. |
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Pierre-Guillaume Mercadal La Gazette du Tocsin du mercredi 14 janvier
Aujourd'hui dans la matinale de Tocsin : Pierre-Guillaume Mercadal décrypte les mobilisations paysannes à Paris et le deux-poids-deux-mesures entre la Coordination rurale, la Confédération paysanne et la FNSEA. Ananda Guillet, est venu présenter son association Kokopelli, bête noire de l'industrie agro-chimique. Alexandre Cuignache d'Apreval explique la doctrine de répression institutionnalisée et à peine dissimulée dans le délit d’entrave à la libre circulation. Thomas Seraphine signe ce qui pourrait bien être sa meilleure chronique humouristique de la saison...sur Brigitte Macron. Claude Chollet fait le point sur la commission d'enquête menée par Charles Alloncle sur la gestion du service audiovisuel public. Enfin, François Asselineau s’adresse au monde paysan avant de passer au crible l’actualité internationale. « En Occitanie, que vous soyez Confédération paysanne ou Coordination rurale, vous n’avez pas le droit de manifester. » Des paysans nassés, d’autres escortés : Pierre-Guillaume Mercadal raconte l’envers de la colère agricole à Paris. |
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