HISTOIRE et MÉMOIRE
GREVE DES MINEURS DE 1963
C’est une importante grève ouvrière qui a eu lieu du 01 mars au 04 avril 1963. Elle a touché le bassin minier de l’ex-région Nord-Pas-de-Calais et s’est étendue en Lorraine et dans le Centre de la France. Cet événement est considéré comme le symbole de la défense du droit de grève et des salaires mais également de l’unité des syndicats ; unité aujourd’hui disparue.
Il a fallu 35 jours de conflit très suivi pour que le gouvernement Pompidou lâche du lest et accorde des augmentations de salaires et ouvre des discussions sur la quatrième semaine de congés payés ainsi que sur la durée du travail.
La grève a inspiré un documentaire réalisé en 1963 par Louis Daquin « La Grande Grève des mineurs ». Ce même Daquin avait déjà réalisé en 1948 « La Grande Lutte des mineurs », film interdit par la censure.
Mais je voulais faire référence au documentaire titrée « Grève des mineurs de 1963, merci papa ! », réalisé en 2018 par Rémi Bénichou et programmé sur France 5, dimanche dernier, 21 avril 2019.
Il y est question de vingt-trois mille enfants de mineurs qui furent accueillis dans des familles françaises en ce printemps 1963.
C’est là une page d’histoire méconnue.
« Dans une petite valise en carton, un amas de photos noir et blanc, des visages d’enfants qui sourient…Cinquante-cinq ans après, Fabienne a exhumé les images de deux semaines particulières dans sa vie de petite fille : ces vacances de Pâques 1963 où ses parents accueillirent Patrick, 8 ans, fils de mineur du Pas-de-Calais.
Cette année-là, les corons sont agités par une grève d’une ampleur jamais vue. Cent quatre-vingt mille travailleurs du charbon réclament une augmentation de salaire, une quatrième semaine de congés payés et quarante heures hebdomadaires de travail –au lieu de quarante-huit. Le pays tout entier se mobilise pour soutenir les Gueules noires : aide alimentaire, collecte d’argent…Et pour mettre leurs enfants à l’abri des privations, des milliers de familles se portent volontaires et accueillent chez elles des minots venus entre autres de Lens, de Saint-Etienne ou de Carmaux…
Un demi-siècle plus tard, une poignée de ces gamins devenus sexagénaires replongent dans le souvenir de ces vacances aux airs de parenthèse enchantée. Nourris de souvenirs parfois un peu évanescents, leurs témoignages sont mis en scène autour de l’émotion des retrouvailles. Ravivant, à hauteur d’hommes et de femmes, une page méconnue du roman national qui fit converger des existences que rien ne destinait à se croiser. »


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