Lu dans le DL du 27.04.2018
LE BILLET
PAR GEORGES BOURQUARD
Emmanuel Macron,
la “french touch”
Tapes dans le dos, sur l’épaule et même sur la cuisse, bises appuyées
à la française, balade main dans la main: Trump et Macron ont surjoué
la complicité pendant trois jours.
Les images de la rencontre glamour
avaient de quoi faire de l’ombre au feuilleton “Les feux de l’amour”.
Le président français reconnaît être tactile.
Sûrement au nom de la
“french touch”.
En revanche, sous ses airs d’ours mal élevé, Trump est
tactique.
Le président américain est allé jusqu’à épousseter les pellicules sur la
veste d’Emmanuel Macron, comme un père le ferait à l’égard de son
garnement de fils.
La scène tenait plus de l’épouillage entre pensionnaires
de zoo que des relations diplomatiques courtoises entre chefs
d’État.
François Hollande, qui n’en loupe pas une depuis qu’il a quitté les
hauteurs du pouvoir pour devenir simple auteur, estime que dans le
couple Macron - Trump, le premier joue le rôle du passif.
Il pousse le
bouchon un peu loin, l’ancien président, ses “blagounettes” commencent
à sentir les fins de banquet.
En revanche, il est vrai que Macron est rentré à Paris la musette un
peu vide. Son ami Donald n’a pas été avare de risettes et de
compliments mais sur le fond, il n’a rien cédé.
Ni sur l’Iran, ni sur le
climat, ni sur les relations commerciales.
Vendredi, c’est au tour d’Angela Merkel d’être reçue à la MaisonBlanche
pour plaider les mêmes dossiers que Macron.
Elle ne fera que
passer, trois heures tout au plus. Soit elle est sans illusion, soit elle n’a
aucun goût pour les romans photos.
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