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Ajoutée le 2 avr. 2018
77 % ! C’est le taux de conducteurs de trains qui se sont déclarés en grève à partir de ce lundi 19 heures, et ce jusqu’à jeudi matin 8 heures. De mémoire de cheminots rarement une grève aura autant mobilisé parmi les salariés de la SNCF. "Elle s’annonce en effet très suivie", a confirmé Mathias Vicherat, directeur général adjoint de l’entreprise ferroviaire. "Sur l’ensemble du groupe, tous métiers confondus, cela représente pratiquement un salarié sur deux (48 %) en grève".
Pour la journée de demain, la SNCF prévoit seulement 12 % des TGV au niveau national, 28 % des transiliens, 13 % des intercités et 30 % des TER. Mais avec d’importantes variations d’une région à l’autre. Aucun Ouigo ne sera sur les rails. Seules les lignes internationales devraient être à peu près préservées, avec neuf Thalys sur dix en circulation ; et plus de sept Eurostar sur dix (75 %).
Prédisant une mobilisation de grande ampleur, le président de la SNCF Guillaume Pepy a prévenu que "des lignes seront fermées". "Cette grève sera très pénalisante pour nos clients", dit-il dans le Journal du Dimanche. Le mouvement "a été pensé pour avoir un maximum d'impact sur le trafic (...) Ses modalités vont créer beaucoup de difficultés".
Les cheminots qui s’étaient massivement mobilisés le 29 mars dernier veulent frapper un grand coup en cette première journée de grève censée s'étaler sur près de trois mois, à raison de deux jours par tranche de cinq. Ils entendent défendre le statut des cheminots et s’élèvent contre les modalités d'ouverture à la concurrence ou encore la transformation de l’entreprise ferroviaire en société anonyme, ce qui ouvre la voie à une future privatisation, selon les syndicats. Le projet de réforme "vise à détruire le service public ferroviaire par pur dogmatisme idéologique" et "ne règlera pas le sujet de la dette, ni celui des dysfonctionnements", affirment-ils dans leur préavis.
Face à ces critiques, le gouvernement joue la carte de la concertation, multipliant rencontres bilatérales, séances plénières et interventions dans les médias. "Personne ne peut comprendre que les syndicats de cheminots engagent une grève longue et pénalisante alors que le gouvernement est dans le dialogue", estime la ministre des Transports Elisabeth Borne qui a fustigé hier dans Le Parisien l'attitude "incompréhensible" des syndicats. Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, a souligné de son côté "la détermination tranquille et totale" du gouvernement, assurant qu'il n'y avait "aucun projet ni ouvert, ni caché de privatisation" de la SNCF.
Officiellement, les discussions se poursuivent. Mais le bras de fer est cette fois réellement engagé. Il s’annonce très tendu alors que le climat social se durcit également dans d’autres secteurs. A la grève massive et de longue durée dans le rail, viennent s’ajouter de nouvelles turbulences à Air France, un mouvement chez les éboueurs, les employés du secteur de l'énergie et les salariés de Carrefour, ainsi qu’une contestation de la réforme universitaire. Cette dernière gagne du terrain : une dizaine d'universités seraient désormais touchées.
Invités :
- Pascal PERRI, économiste et géographe
- Bruno JEUDY, rédacteur en chef du service politique de Paris Match
- Soazig QUÉMÉNER, rédactrice en chef du service politique de Marianne
- Gilles DANSART, journaliste, directeur de Mobilettre
Retrouvez-nous sur :
| Notre site : http://www.france5.fr/emissions/c-dan...
| Facebook : https://www.facebook.com/Cdanslairf5/
| Twitter : https://twitter.com/Cdanslair
Pas un événement important qui ne soit évoqué, expliqué et analysé dans C dans l’air.
Tout au long de la semaine, les deux journalistes donnent les clés pour comprendre dans sa globalité un événement ou un sujet de première importance, en permettant aux téléspectateurs d'intervenir dans le débat ou de poser des questions par SMS ou Internet. Caroline Roux est aux commandes de l'émission du lundi au jeudi et Bruce Toussaint prend le relais le vendredi et le samedi.
Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45
Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30
Format : 65 minutes
Présentation : Bruce Toussaint, Caroline Roux et Axel Tarlé
Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin
Production : France Télévisions/Maximal Productions
Pour la journée de demain, la SNCF prévoit seulement 12 % des TGV au niveau national, 28 % des transiliens, 13 % des intercités et 30 % des TER. Mais avec d’importantes variations d’une région à l’autre. Aucun Ouigo ne sera sur les rails. Seules les lignes internationales devraient être à peu près préservées, avec neuf Thalys sur dix en circulation ; et plus de sept Eurostar sur dix (75 %).
Prédisant une mobilisation de grande ampleur, le président de la SNCF Guillaume Pepy a prévenu que "des lignes seront fermées". "Cette grève sera très pénalisante pour nos clients", dit-il dans le Journal du Dimanche. Le mouvement "a été pensé pour avoir un maximum d'impact sur le trafic (...) Ses modalités vont créer beaucoup de difficultés".
Les cheminots qui s’étaient massivement mobilisés le 29 mars dernier veulent frapper un grand coup en cette première journée de grève censée s'étaler sur près de trois mois, à raison de deux jours par tranche de cinq. Ils entendent défendre le statut des cheminots et s’élèvent contre les modalités d'ouverture à la concurrence ou encore la transformation de l’entreprise ferroviaire en société anonyme, ce qui ouvre la voie à une future privatisation, selon les syndicats. Le projet de réforme "vise à détruire le service public ferroviaire par pur dogmatisme idéologique" et "ne règlera pas le sujet de la dette, ni celui des dysfonctionnements", affirment-ils dans leur préavis.
Face à ces critiques, le gouvernement joue la carte de la concertation, multipliant rencontres bilatérales, séances plénières et interventions dans les médias. "Personne ne peut comprendre que les syndicats de cheminots engagent une grève longue et pénalisante alors que le gouvernement est dans le dialogue", estime la ministre des Transports Elisabeth Borne qui a fustigé hier dans Le Parisien l'attitude "incompréhensible" des syndicats. Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, a souligné de son côté "la détermination tranquille et totale" du gouvernement, assurant qu'il n'y avait "aucun projet ni ouvert, ni caché de privatisation" de la SNCF.
Officiellement, les discussions se poursuivent. Mais le bras de fer est cette fois réellement engagé. Il s’annonce très tendu alors que le climat social se durcit également dans d’autres secteurs. A la grève massive et de longue durée dans le rail, viennent s’ajouter de nouvelles turbulences à Air France, un mouvement chez les éboueurs, les employés du secteur de l'énergie et les salariés de Carrefour, ainsi qu’une contestation de la réforme universitaire. Cette dernière gagne du terrain : une dizaine d'universités seraient désormais touchées.
Invités :
- Pascal PERRI, économiste et géographe
- Bruno JEUDY, rédacteur en chef du service politique de Paris Match
- Soazig QUÉMÉNER, rédactrice en chef du service politique de Marianne
- Gilles DANSART, journaliste, directeur de Mobilettre
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Pas un événement important qui ne soit évoqué, expliqué et analysé dans C dans l’air.
Tout au long de la semaine, les deux journalistes donnent les clés pour comprendre dans sa globalité un événement ou un sujet de première importance, en permettant aux téléspectateurs d'intervenir dans le débat ou de poser des questions par SMS ou Internet. Caroline Roux est aux commandes de l'émission du lundi au jeudi et Bruce Toussaint prend le relais le vendredi et le samedi.
Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45
Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30
Format : 65 minutes
Présentation : Bruce Toussaint, Caroline Roux et Axel Tarlé
Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin
Production : France Télévisions/Maximal Productions




















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